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Bois bûche : l’Ets Corbin investit pour diminuer ses temps de séchage

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L’établissement Corbin vient récemment d’acquérir un séchoir Secal doté d’un kit dédié au bois de chauffage. Son responsable mise sur les avantages de cet équipement pour atteindre un volume de production de 20.000 stères de bois sec d’ici la fin de l’année 2021.


Christian Corbin crée son entreprise de production et de livraison de bois bûche en 1993. La commercialisation se fait à partir de deux sites implantés en Loire-Atlantique, à Guémené-Penfao et La Chapelle-Sur-Erdre. Après deux décennies de séchage à l’air libre, il fait le choix en 2014 d’investir dans un séchoir à bois bûche et une chaudière biomasse. 200 stères de chêne, hêtre et charme, rangés dans 35 casiers, sont alors séchés par cycle sur une durée de 8 à 12 jours. «L’évolution des poêles à bois nécessitant un taux d’humidité de 20% a accentué la demande de bois sec et donc imposé ce choix. Ce facteur améliore en effet le rendement de l’appareil de chauffage et limite son encrassement», justifie le responsable. L’entreprise produit 20.000 stères chaque année dont 7.000 stères de bois sec avec ce premier séchoir. Face à une demande croissante en bois bûche sec (humidité inférieure à 25%), une chaudière biomasse de 1 MW et un deuxième séchoir viennent compléter le parc en novembre 2019. Il s’agit d’un modèle de la marque italienne Secal distribué par VBI (Vincent Bleesz International) muni d’un kit dédié au bois de chauffage. Un cycle permet de sécher 150 stères (soit 6 à 7 stères par casier au nombre de 24).


Une puissance de chauffage et un débit d’air accrus


Le kit spécifique augmente la puissance de chauffage et le débit d’air comparativement à un séchoir classique. Doté de 9 ventilateurs spéciaux de 800 mm de diamètre pour produire un débit d’air nominal de presque 400.000 m3/h au total, ce séchoir peut apporter le double de chaleur grâce à deux rangées de batteries de chauffe. «Le fabricant a bien répondu à nos exigences telles que la montée en température rapide pour évacuer l’humidité du bois bûche et l’homogénéité de séchage. La conception de la structure du séchoir, de l’étanchéité renforcée et la forme des ventilateurs y contribuent. La dalle en béton de 45 cm d’épaisseur comprend notamment isolant et pare-vapeur et les parois sont isolées avec 100 mm de laine de verre. Le séchoir Secal nous permet de réduire très nettement le temps de séchage, de plus de moitié par rapport à un séchoir traditionnel. Il se limite en effet à 4 à 5 jours voire 3 jours au cours de l’été au lieu de 8 à 12 jours. C’était notre principal objectif», témoigne Christian Corbin.


Des ventilateurs avec des pales plus larges

Pour atteindre ces performances, l’installation comporte une ligne de batteries d’eau chaude supplémentaire pour chauffer plus vite la cellule. De plus, les ventilateurs, spécifiquement étudiés et conçus par Secal en Italie avec des pales plus larges, augmentent le débit d’air. «De même, leur réversibilité garantit l’homogénéité de séchage. Enfin, la construction de la cage du ventilateur avec double bord ainsi qu’un moyeu large et caréné améliorent considérablement le flux d’air, limitent les besoins en puissance et réduisent par conséquent la consommation d’énergie par rapport à un ventilateur standard», argumente Jonathan Bleesz, responsable commercial chez VBI.


Un pilotage automatique via un système de commande centralisé


Un système de commande centralisé (EPL Supervisor 8) pilote les cycles de séchage des deux séchoirs. L’opérateur peut les contrôler non seulement sur site mais aussi à distance. Il visualise en temps réel le fonctionnement des systèmes de ventilation, de chauffage, d’humidification et d’évacuation de l’humidité. De même, il connaît en temps réel l’humidité du bois, l’humidité d’équilibre et la température du séchoir grâce aux sondes disposées dans le séchoir.

Selon les besoins, il peut agir sur les paramètres du programme de séchage en cours. Le fabricant Secal met également à disposition un logiciel dédié à l’analyse en temps réel des coûts de séchage, à savoir l’énergie électrique et l’énergie thermique. Et en plus, il permet d’optimiser en automatique la consommation électrique des ventilateurs suivant des tranches horaires afin d’augmenter l’utilisation de ceux-ci lorsque le coût électrique est le moins cher, par exemple. En cas d’arrêt du séchoir, le distributeur de même que le fabricant ont la main pour réaliser des diagnostics à dis- tance ou effectuer des réglages. Ils peuvent aussi intégrer de nouveaux programmes de séchage préenregistrés à la demande des clients.


Des variateurs de fréquence pour réguler le débit d'air

«Ce système de régulation nous apporte une véritable réactivité, ce qui est essentiel sachant que les séchoirs fonctionnent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Concernant notre utilisation, j’adapte le réglage des séchoirs à l’essence concernée, à la taille des bois de 25, 33, 40 ou 50 cm et à la saison. Je régule également le débit d’air des ventilateurs en fonction de l’humidité du bois et de la température de la cellule grâce à des variateurs de fréquence. Ils tournent fréquemment à 70% puis à 80% en fin de cycle. Des essais nous ont conduits à faire ce choix des 70% pour limiter la consommation d’énergie », précise Christian Corbin.


Deux combinés scieur fendeur Rabaud

En amont, les bois sont réceptionnés en billons de BTL (bois toutes longueurs) et en grumes via des contrats d’approvisionnement avec l’ONF et des scieries. Les billons de BTL sont ensuite coupés de manière approximative avec le grappin coupeur monté sur une pelle Liebherr puis déposés sur les decks de chargement des deux combinés de l’entreprise. Le bois bûche est ainsi façonné et criblé via deux combinés scieurs fendeurs Rabaud. «Le modèle Xylog 800, acquis il y a six ans, garantit un bois de chauffage régulier et de petites sections allant jusqu’à 800 mm. L’acquisition d’un deuxième séchoir nous a obligé à investir cette année dans un deuxième combiné de même marque, modèle Xylog 520, pour répondre à la capacité de séchage.» A la sortie des séchoirs, les bois bûche sont ensuite criblés de nouveau, et conditionnés en big bags ou palettisés. Les sciures et autres bois mal calibrés sont valorisés via les deux chaudières à biomasse.


Le marché du bois bûche est en plein essor

«Le marché du bois bûche est en nette progression sur le territoire national», constate Jonathan Bleesz. «Beaucoup d’acteurs se penchent sur cette solution de séchage et des projets pourraient se concrétiser courant 2021. Des acteurs nationaux comme l’ONF, notamment, motivent de plus en plus dans ce sens», poursuit-il.

L’acquisition de ce deuxième séchoir donne des perspectives de développement propices à augmenter le chiffre d’affaires à ce jour de 1,5 million d’euros. 80 à 90% des clients sont des particuliers situés en Ille-et-Vilaine, dans le Morbihan, dans les Côtes-d’Armor et en Loire-Atlantique. «Nous misons sur la production de 20.000 stères de bois sec d’ici la fin de l’année 2021 contre 7 à 8.000 auparavant. La réactivité du service après-vente nous permet d’être opérationnels. La demande existe et nous devons y répondre», termine Christian Corbin.

Voir notre édition verte, Le Bois International, Scierie, exploitation forestière N°40… 

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