Succès du dispositif «Innover pour l’emploi» à destination des scieries

Le 5 février 2020

Avec quelque 400 entreprises employant déjà près de 3.000 salariés, le secteur régional de la scierie s’industrialise, ayant ces dernières années fortement investi dans la mécanisation, l’automatisation et la numérisation afin de moderniser les métiers et les procédés industriels. Les scieries ont ainsi pu gagner en productivité, en qualité de sciage et développer de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée (charpente rabotée, montant d’ossature, bardage…). Or, si, comme le remarque un chef d’entreprise : «Nos métiers sont ouverts aux hommes comme aux femmes, quel que soit le niveau de qualification, et offrent de véritables opportunités d’évolution», un récent sondage réalisé par Fibois Aura montre que les scieries font part d’importantes difficultés de recrutement.
C’est partant de ce constat que l’interprofession a coordonné le dispositif «Innover pour l’emploi», associant aux interprofessions régionales et départementales Pôle Emploi, l’association Opcalia, ainsi que trois centres de formation : en plus du CFPPA de la Motte-Servolex (73), pilote de la formation, l’école technique du bois de Cormaranche-en-Bugey (01) et le CFA d’Ambert (63) ayant chacun accueilli 6 candidats durant 4 mois, à raison d’une semaine d’immersion par mois en entreprise. Ces candidats avaient préalablement été sourcés notamment sur l’Ain, le Puy de Dôme, la Drôme et l’Isère, grâce à un travail des interprofessions départementales, avant d’être mis en contact avec les entreprises dans le cadre de réunions, de visites ou encore de speed-dating.
La formation, dont les coûts pédagogiques ont été financés par la région à 80%, et à 20% par Pôle Emploi, est de nature polyvalente, avec l’objectif de mettre les candidats en contact avec l’ensemble des postes de production en scierie, sachant que cette formation leur a en outre permis de passer un permis de tronçonneuse, un Caces de niveau 9 pour la conduite de chariot, ainsi qu’une attestation pour les opérations sur ponts roulants.
«Ce dispositif a nécessité une implication forte de l’ensemble des partenaires, y compris pour soutenir les candidats en matière d’hébergement et de transport», souligne Anaïs Laffont, chargée de mission pour Fibois Aura. «Il a fallu lever certains blocages, notamment au niveau administratif, mais au final l’ensemble des participants se sont déclarés très satisfaits, les scieries impliquées étant prêtes à renouveler l’expérience, celle-ci ayant parfois permis à des personnes éloignées de l’emploi de connaître un nouveau départ». De fait, sur les 12 participants la formation, 8 ont été embauchés à l’issue de celle-ci, d’autres régions ayant déjà manifesté leur intérêt pour ce dispositif […]

Lire la suite dans Le Bois International, Charpente, construction, menuiserie et meuble, notre édition rouge N°05 …