La cellule de veille économique de la filière évalue l’impact du Covid-19 sur les activités forêt-bois

Le 18 novembre 2020

Dans le cadre des travaux de la cellule de veille économique mutualisée (VEM) de la forêt et du bois, l’institut technologique FCBA a réalisé une évaluation de l’impact des conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur le niveau d’activité des 57 branches qui composent la filière, de l’amont à l’aval. Publiée avant la décision du Gouvernement de mettre en place une seconde période de confinement de la population, cette étude a été bâtie autour de trois scénarios, du plus optimiste au plus pessimiste. A l’heure actuelle, ses rédacteurs considèrent que la situation économique de la filière forêt-bois se situe entre leur scénario intermédiaire qualifié de «probable» et leur scénario le plus pessimiste.
Dans le document de synthèse accessible en ligne, les conclusions de cette étude mentionnent un recul de production de l’ordre de 7% en 2020 et anticipent une baisse d’environ 2% pour l’année prochaine, par rapport à 2019. «En comparaison, la croissance du PIB en France serait à -10% en 2020 et près de -3% en 2021, par rapport à 2019, selon le Gouvernement», précise la cellule de veille économique forêt-bois. «En parallèle, la valeur ajoutée de la filière reculerait (-1,7 milliard d’euros en 2020 et -0,5 milliard d’euros en 2021, par rapport à 2019).» Les travaux réalisés considèrent toutefois que les conséquences de l’épidémie de Covid-19 auraient des effets plus modérées sur les effectifs de la filière. «Les pertes d’emplois se limiteraient à -1,7% en 2020 – soit près de 6.500 emplois en équivalent temps plein –, et -0,6 % en 2021 – près de 2.000 emplois –, par rapport à 2019. Cette résilience de l’emploi s’explique principalement par le dispositif d’activité partielle (ponctuel ou de plus longue durée), déployé massivement par le Gouvernement.»
L’étude propose également une lecture par branche d’activité. «Les emballages en bois – palettes, caisses etc. –, et les articles en papier-carton seraient relativement moins pénalisés que la moyenne de la filière, en raison d’une activité maintenue en partie pendant le confinement» […] «A contrario, l’industrie du meuble et les travaux de charpentes (mise en œuvre) seraient particulièrement affectés, conséquence de la fermeture des chantiers et des « magasins non-essentiels » pendant le confinement strict.» L’ensemble des résultats détaillés par branches peuvent être consultés auprès des organisations professionnelles membres de la VEM.