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Le service avant tout à la scierie Lion

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Reprise par les fils de l’ancienne propriétaire, la scierie ligérienne Lion fait évoluer constamment depuis 1998 son outil de production avec en point de mire conseil, service Let réactivité.


La scierie Lion est située à Combre dans la Loire, près de Roanne. Cette scierie artisanale et familiale a été réactivée en 1998 par les enfants, Jean-Christophe et Didier, de l’ancienne propriétaire. Les deux frères se séparent en 2005. Didier optera vers le transport de grumes, alors que son frère Jean-Christophe enclenchera des investissements réguliers afin de mettre sur les rails un modèle de scierie alliant production et service. «Une scierie de services» comme le dirigeant l’a définie lui-même, associant le sciage de débits sur liste, le négoce et la vente au détail.

De grandes étapes ont marqué l’évolution de l’entreprise qui emploie 8 salariés et qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 1,7 M€ :

- en 2010, construction du bâtiment de stockage afin de développer la partie né- goce et la diversification des produits ;

- en 2013, changement du chariot à grumes, pour un investissement de 360.000 €, dont 65.200 € d’aides Draaf et Faddem ;

- en 2015, construction de l’espace showroom, pour un investissement de 250.000 €, autofinancé. Installation de la ligne canter-déligneuse à entrée automa- tique et de la ligne de broyage, pour un montant de 1.115.000 €, dont 119.140 € d’aides Faddem, Draaf, Feader.


La scierie est située à proximité des douglas du massif du Haut-Beaujolais et de la côte roannaise, «La ressource locale est un atout important au quotidien en termes d’économie et d’écologie», précise le dirigeant. L’approvisionnement des 9.000 m3 de douglas et sapins dans un rayon de 30 kilomètres est assuré exclusivement par des exploitants forestiers locaux. Les gros bois, au minimum 40 cm de diamètre, sont recherchés pour réaliser les charpentes sur liste, le produit phare de l’entreprise Lion. De plus, la région jouit d’un bassin d’activités important en industrie et artisanat.


Réactivité au quotidien

Transformer 9.000 m3 par an, essentiellement en produits de charpente avec une équipe aussi réduite oblige à avoir une organisation bien huilée. Tout part du bureau et de la prise de commande (téléphone, contact direct) où les éléments sont retranscrits sous forme de fichier Excel et donnés à Jean-Christophe Lion qui planifie chaque jour l’ordonnancement du travail. «Sauf qu’il faut jongler au quotidien entre les commandes prévues dans la journée, les commandes qui deviennent urgentes, les commandes non prévues et qui nous arrivent soudainement. Exemple, un charpentier a découvert un toit, mauvaise surprise, une pièce est à changer, il nous appelle et on la lui produit», précise Caroline Guette, la responsable commerciale embauchée en 2010 à la suite d’un stage dans le cadre du BTS TC de l’école de Poisy. On l’aura compris, dans ce type de scierie on ne s’ennuie pas et impossible de savoir comment va se dérouler une journée.

Une organisation millimétrée


La production est très concentrée, et chaque m2 est employé à contenir la scie à grumes 130 Gillet, équipée d’un chariot LBL Spider. Depuis plusieurs années, c’est le chef d’entreprise lui-même qui la conduit, faute de trouver un candidat qualifié pour ce poste ! Ensuite, les produits principaux ont un accès direct à un des six box attribués à la charpente. Les produits à reprendre sont dirigés vers la déligneuse Oxia 150 LBL. Deux chaînes arrivent à la machine :


- une chaîne haute, pour les noyaux d’épais- seurs maximum 150 mm à reprendre afin d’extraire des solives ou des planches.

- une chaîne basse pour les épaisseurs infé- rieures à 40 mm (planches, voliges).

Un opérateur organise l’arrivée sur le centre de reprise, puis l’entrée dans la machine se fait automatiquement après optimisation sous un rideau de cellules. Derrière la déli- gneuse, les produits rejoignent la ligne de tri composée de 16 box pour la charpente et 3 box pour l’emballage.


Afin de soulager le personnel dans l’opération d’empilage, deux empileuses automatiques Errai, avec cerclage automatique Fromm, vont être installées en ce milieu d’année. Une pour la charpente et une autre pour l’emballage. «La particularité, c’est qu’un seul opérateur sera nécessaire pour surveiller les deux chaînes», explique Jean-Christophe Lion. Ce projet est évalué à 520.000 € avec une aide prévue de 156.300 €, région Aura et Feader. A la demande, des produits peuvent aussi être rabotés 4 faces sur la raboteuse Rex.


La vente a son espace dédié

Depuis 2015, un showroom est venu compléter l’espace négoce où les clients peuvent accéder en toute sécurité sans «mettre les pieds dans la scierie». Caroline Guette explique «que le travail se fait dans un environnement plus serein puisque volontairement l’activité négoce a été séparée de la production. L’espace dédié à l’exposition des produits nous a permis de diversifier l’offre afin de proposer un package complet. Par exemple, pour un projet de terrasse en bois, nous pouvons proposer ossature, lames, produits d’entretien et de préservation, visserie, plots réglables, géotextile, cales plastiques, etc. La vente directe représente chez nous 70 % de l’activité et 30 % par le négoce. Deux grandes familles de produits sont proposées par l’intermédiaire du négoce : Les produits pour l’aménagement intérieur et extérieur (lambris, lame de sapin chauffé, brossé, lame de terrasse en pin traité, non traité en douglas... et les produits techniques : lamellé-collé, contrecollé, panneaux...»

De nouvelles exigences liées au Covid 19 


En termes de communication l’entreprise est présente sur le Net avec un site, au Salon de l’habitat de Roanne, pour les visites scolaires, les portes ouvertes et même jusque dernièrement dans une émission radiophonique.

Concernant les exigences et les rapports à la clientèle, la crise du Covid 19 a ajouté des pressions nouvelles. Caroline Guette explique que «les clients professionnels nous demandent des délais très courts et difficilement réalisables parfois. Ils ont du mal à comprendre les tensions sur les approvisionnements des grumes et les coûts de la matière première qui fluctuent énormément, sans parler des produits techniques qui sont en rupture de stock». En parallèle du service aux professionnels, avec la crise sanitaire l’entreprise constate que les particuliers sont davantage présents depuis un an. Ils sont très demandeurs de conseils. «Du coup, il faut se poser, et avancer avec eux dans leurs projets en tenant le maximum de produits en stock et garder une amplitude d’ouverture importante du lundi 7 heures au samedi matin 11h30», constate la responsable commerciale.

La concurrence n’existe pas entre confrères mais plutôt avec les GSB. Au contraire avec les autres scieurs il y a souvent des «renvois d’ascenseur» en cas de besoin sur des produits spécifiques.

Voir notre édition verte, Le Bois International, Scierie, exploitation forestière N°18… 

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