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Quand la santé des forêts inquiéta...XVIIe-XXe siècle

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Crédit photo Joël Perrin CNPF

Étudier les maladies dont souffre la forêt, arbres ou cantons, comporte trois étapes : remarquer une donnée, une couleur, une forme inhabituelle, indices possibles d’un changement météorologique, d’une attaque parasitaire, d’une pollution localisée, etc. ; relever les symptômes qui, associés, singularisent une pathologie, diagnostic qui évite de la confondre avec d’autres d’apparence similaire ; repérer l’agent qui l’occasionne et le milieu qui la facilite, conditions nécessaires à la mise au point d’un traitement capable de limiter, voire de supprimer le fléau.

Tout cela, les chercheurs en agriculture et en arboriculture l’ont effectué des siècles durant, travail jamais fini, la circulation planétaire et le réchauffement climatique favorisant l’introduction et la proliféra- tion de pathogènes exotiques. En sylviculture, ces recherches furent amorcées bien plus tard, au XIXe siècle, malgré quelques tentatives prometteuses au XVIIIe siècle, grâce à l’emploi du microscope et à l’apparition d’une science : la physiologie végétale. Aussi l’axe choisi sera-t-il historique : l’approche, ô combien prudente, des fléaux propres aux milieux boisés.

Repérer les symptomes

Le premier tournant fut celui des années 1890 avec la création, en 1892, de l’Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO). Enfin, la forêt profitait de l’intérêt porté aux arbres d’alignement : les travaux qui concernaient l’arboriculture fruitière puis ornementale intégraient la forêt en ligne (populiculture) puis en massif (sylviculture), en dépit des interactions multiples et complexes qui la caractérisent. Le second tournant fut celui des années 1990 avec la création, en 1989, du Département de la santé des forêts lié à un double constat : le dépérissement du chêne, noté en forêt de Tronçais, fleuron de la sylviculture colbertienne ; le dépérissement du sapin, discret jusqu’à ce que la grande presse titre sur les « Pluies acides », plus exactement sur « les Pollutions atmosphériques ». Sévissant à l’échelle des continents, la Mort frappait les peuplements de moyenne montagne, où chacun croyait l’air pur et la forêt verte. En la matière, la surveillance sanitaire des massifs métro- politains (16 M d’ha) mettait feuillus et non feuillus à égalité : 1.700 alertes sur les uns et 1.800 sur les autres. Que faire ?

Difficultés

En milieu boisé, l’observation a toujours été délicate : l’homme ne voit pas le sommet des arbres - seulement les branches qui frôlent l’épaule - ; il ne voit pas non plus l’état de la souche - seulement les racines de surface qui font trébucher. Cette situation persiste, malgré les clichés qui montrent la canopée sur toute son étendue et les troncs de la cime jusqu’au collet. C’était pire jadis, quand la marche sous couvert et nez en l’air était l’unique manière de scruter un arbre. 

Retrouvez l'intégralité de l'article dans La Forêt Privée n°380. Abonnez-vous ! 

Auteur

  • Andrée Corvol, directrice de recherche au CNRS

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