Recevoir la newsletter

Magazine

Plateforme #ForestBiodiversity : les organisations professionnelles s’activent avant la révision de la Stratégie forestière européenne

{ element.images.0.titre }}

Crédit photo

Le 12 octobre 2020, une nouvelle plateforme de sensibilisation intitulée «#ForestBiodiversity» a été lancée par six associations représentant les secteurs forestiers européens – la CEPI, confédération européenne représentant l’industrie papetière, la Copa et la Cogeca représentant respectivement agriculteurs et coopératives dans l’Union européenne, la CEPF, Confédération des propriétaires forestiers européens, la CEI Bois, Confédération européenne des industries du bois, Eustafor, regroupant les organisations européennes de gestion des forêts d’État, l’ELO, l’organisation européenne de la propriété rurale. Le message de cette plateforme est, selon ses créateurs : «Écoutez les gestionnaires des forêts européennes, comprenez leurs actions sur le terrain, apprenez de leur expérience et balayez les idées reçues !». Le site forestbiodiversity.eu donne ainsi la parole aux propriétaires et gestionnaires forestiers au travers d’un ensemble de vidéos. Selon les initiateurs du projet, les différents entretiens montrent de manière concrète que le concept de «gestion durable des forêts» accorde une attention particulière à la préservation de la biodiversité et à l’adaptation au changement climatique et que les acteurs locaux ainsi que les propriétaires et les gestionnaires forestiers qui la pratiquent trouvent un équilibre entre la préservation de la biodiversité, la protection du climat et la viabilité socio-économique, et le démontrent quotidiennement.

Cette action de communication du secteur forestier a pour arrière-plan les stratégies du Pacte vert européen, dans lesquelles il veut s’inscrire. Et la révision programmée pour 2021 de la Stratégie forestière européenne. Le 7 octobre 2020, le Parlement européen, réuni en session plénière, a adopté le rapport «Stratégie forestière européenne : la voie à suivre», dirigé par le rapporteur Petri Sarvamaa (Finlande, groupe PPE). Les propriétaires et les gestionnaires forestiers (CEPF, Copa et Cogeca, Eustafor) ont immédiatement réagi et demandé à la Commission de tenir pleinement compte dans ses travaux actuels sur la stratégie de ce rapport qui leur convient. «Grâce à cette reconnaissance, les propriétaires et les gestionnaires forestiers s’attendent à des mesures énergiques pour assurer la stabilité et la prévisibilité à long terme de la gestion des forêts de l’UE afin qu’elles puissent continuer à apporter leurs nombreux avantages. Les organisations forestières basées dans l’UE se félicitent également de l’attention spécifique accordée à la nécessité de promouvoir davantage la bioéconomie, de l’importance des mesures de gestion des risques pour faire face aux impacts très graves du changement climatique sur les forêts et des incitations possibles à rémunérer de manière appropriée le climat, la biodiversité et d’autres services écosystémiques», ont-ils annoncé. Les organisations des industries européennes du travail du bois ont également loué le rapport. «La Stratégie sera l’une des principales contributions de l’UE aux négociations de la COP26» a rappelé Jori Ringman, directeur général de la CEPI. «Le rapport adopté parvient à trouver un équilibre entre les nombreuses attentes des décideurs et des citoyens concernant le rôle des forêts et de la gestion des forêts pour la société dans son ensemble, reconnaissant que les ressources forestières offrent de multiples services, notamment le bois, l’eau propre, la santé des sols et la biodiversité. Dans une prochaine étape, cette reconnaissance devrait être reflétée dans la stratégie à venir, avec une attention accrue également aux parties au-delà des forêts et de la foresterie afin de mieux exploiter le plein potentiel d’atténuation du changement climatique et d’adaptation de l’ensemble des écosystèmes commerciaux. Les forêts ne peuvent pas être considérées comme un moyen de se substituer aux émissions d’autres secteurs et ainsi permettre des échappatoires en matière de réduction des émissions», a déclaré Jori Ringman. La CEPI avait déjà formulé cette crainte que la forêt-puits serve aux industries émettrices.

On notera que le rapport «Stratégie forestière européenne : la voie à suivre» comprend quelques recommandations qui concernent directement le secteur de transformation, comme lorsqu’il «presse les États membres de donner la priorité au maintien d’un enseignement professionnel des métiers du bois et de l’écoconstruction de haut niveau, et à faire les dépenses et les investissements publics nécessaires en la matière, dans le but d’anticiper les besoins futurs de la filière européenne du bois».

Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format