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L’ONF affiche sa volonté d’augmenter les volumes sous contrats de 50 % d’ici 2025

Le prix moyen du bois des forêts publiques a augmenté de +14 % sur un an. « Des marchés euphoriques », tels sont-ils qualifiés par l’ONF, qui annonce vouloir augmenter de 50 % les volumes sous contrats d’ici à 2025, pour les faire passer de 4,3 Mm³ aujourd’hui à 4,8 Mm³ en 2022, puis à 6,6 Mm³ en 2025.

Avec un chiffre d’affaires (CA) total de 541 millions d’euros en 2021 (+27 % par rapport à 2020), « nous sommes au plus haut depuis trois ans, sans pour autant revenir au niveau de 2018 », témoigne, au sujet de la vente des bois des forêts publiques, Aymeric Albert, chef du département commercial bois à l’ONF, dans la dernière note de conjoncture (n°8, novembre 2021-janvier 2022) publiée par l’Office. Les forêts communales ont surtout connu un rebond, de 36 %, entre 2020 et 2021 (+21 % pour les forêts domaniales), alors qu’en sont sortis 7,3 Mm³ sur les 12,8 Mm³ commercialisés. « Le site Internet ventesdebois.onf.fr a été un atout considérable, d’autant plus en ces temps de pandémie, mais ces chiffres sont liés avant tout à la reprise économique mondiale et nationale. Les marchés sont euphoriques, les citoyens consomment et construisent, ce qui se répercute sur le bois », analyse Aymeric Albert.

Côté bois transformés, les « marchés euphoriques » ont généré des difficultés d’approvisionnement en France, alors que l’export de sciage a explosé, selon les chiffres des douanes rapportés par l’ONF : en valeur, +34 % sur un an pour les sciages résineux, +41 % pour les sciages de chêne et +20 % pour les sciages de hêtre. Et les scieurs veulent du bois ! La controverse sur l’export de grumes de chênes s’épanouit dans ce contexte.

Ainsi l’ONF ré-annonce-t-il qu’il s’engagera plus encore, ces prochains mois, dans le développement des contrats pluriannuels « qui assurent un approvisionnement en bois défini à l’avance, gage de visibilité pour les entreprises françaises face aux marchés fluctuants ». Un chiffre est avancé : + 50 % d’ici 2025 pour passer de 4,3 Mm³ en 2022 à 6,6 Mm³ en 2025.

Embellie pour l’épicéa et le sapin

La très forte demande en sciages résineux a permis à l’ONF, indique celui-ci, d’écouler la totalité de ses bois scolytés, alors que l’été 2021 a été enfin humide et clément pour les arbres, après trois étés de sécheresse. Les prix du sapin et de l’épicéa sur pied remontent après plusieurs mois de baisse : +89 % sur un an ! Clément pour les arbres, l’été 2021 ne l’a pas été pour les vignes, et les concurrents du secteur du vin achètent du chêne par anticipation de ventes élargies… Les prix du chêne sur pied s’envolent, selon l’ONF, avec une augmentation de +26 % sur un an. Le marché du hêtre est qualifié de « relativement dynamique » (prix moyen du bois sur pied en augmentation de +19 % sur un an). Les résineux rouge (pin, douglas, mélèze) sont forts demandés : augmentation de prix sur pied sur un an de +26 % pour le pin maritime et de +43 % pour le douglas !
Pour les bois façonnés, les augmentations sont effectives mais moindres : +5 % pour le hêtre, +12 % pour le douglas et les pins sylvestre et maritime, +13 % pour le chêne et +14 % pour le sapin-épicéa.

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