Recevoir la newsletter

Magazine

L’IGN publie les résultats de l’Inventaire forestier national

{ element.images.0.titre }}

L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) publie chaque année les résultats de l’inventaire forestier. Il a mis en ligne le 19 mars les données de la campagne 2019, collectées sur 14.000 placettes de mesures. En parallèle, l’IGN vient également de diffuser son Mémento de l’inventaire forestier 2020 qui présente une synthèse de ses cinq dernières campagnes annuelles de mesures (70.000 placettes). «Depuis plus d’un siècle, la superficie forestière métropolitaine augmente. En 1908, la forêt française couvrait 19% de la métropole, avec près de 10 millions d’hectares. Elle en couvre désormais 31% avec 16,9 millions d’hectares. C’est l’occupation du sol la plus importante après l’agriculture», indique l’établissement public. «La forêt française constitue une importante ressource renouvelable composée aux deux tiers de feuillus. Elle représente le 3e stock de bois européen derrière l’Allemagne et la Suède. Un stock de bois sur pied qui a connu une très forte progression sur une trentaine d’années, passant d’1,8 milliard de mètres cubes sur pied en 1985 à 2,8 milliards de mètres cubes aujourd’hui, soit une croissance de presque 50%.» Les travaux de l’IGN font également état d’une mortalité en hausse des arbres en forêt. L’institut estime ainsi que la forêt croît chaque année d’environ 90 millions de mètres cubes de bois alors qu’en parallèle une dizaine de millions de mètres cubes meurt. «Que des arbres meurent n’est pas forcément un signe alarmant. Leur cycle naturel est fait de croissance et de mort et le bois mort favorise la biodiversité», souligne l’IGN. «Toutefois, la mortalité tend à augmenter ces dernières années, notamment à cause de crises sanitaires liées à des conditions climatiques difficiles pour les arbres – succession de sécheresses –, et propices aux insectes xylophages. La mortalité du châtaignier est relativement élevée mais stable dans le temps. Elle se situe essentiellement dans le Sud-Ouest et sur le pourtour du Massif central. Celle du frêne a très fortement progressé sur la dernière décennie dans le grand quart Nord-Est depuis l’apparition de la chalarose. En ce qui concerne l’épicéa, l’augmentation de la mortalité dans les régions Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et, dans une moindre mesure, en Auvergne-Rhône Alpes est plus récente et n’apparait pas encore pleinement dans les résultats. Due en grande partie aux scolytes, cette hausse de la mortalité s’annonce cependant très importante.» L’IGN ajoute que ces augmentations avec pour conséquence une récolte un peu plus importante –, associées à une production biologique en baisse, induisent une légère progression du taux de prélèvement. L’établissement public précise cependant que les résultats 2019 ne prennent pas pleinement en compte ces évolutions récentes et qu’il faudra attendre les chiffres de la campagne 2020 pour affiner les tendances.

Illustration : Répartition de la mortalité des arbres en forêt sur la période 2010-2018. (Crédit : IGN)

Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format