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Le sapin de Noël listé «de première nécessité» : une filière au CA de près de 160 M€ rassurée

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La magie de Noël a opéré et le sapin français est sauvé de la mévente non par un coup de baguette magique mais par son ajout à la liste des biens de première nécessité, un décret à venir devant préciser ses modalités de vente (« clic et collecte », vente sur parking, etc.). C’est en tout cas ce que le ministère de l’Agriculture a annoncé à des confrères de la presse généraliste la semaine dernière, après que l’Association française du sapin de Noël naturel (AFSNN) a fait valoir une possible compatibilité de la vente de sapin avec le contexte sanitaire.

C’est à bien des niveaux que le paysage mondial de la consommation a été bousculé par le Covid-19 ou plutôt l’état d’urgence et les mesures associées. Dans la filière forêt-bois, les évolutions s’avèrent différenciés selon le secteur. Ainsi, alors que la consommation de sciages résineux n’a pas faibli, au contraire – aux États-Unis, la forte demande a même entraîné une hausse des prix qui dépassait fin septembre les 80% sur un an – celle de papier s’est vue entamée, la demande de ramettes de papier ayant chuté avec l’instauration du télétravail (y-aura-t-il un retour en arrière ou les documents dématérialisés dans le cloud resteront-ils la norme ?).

Si ces changements sont dus à des impacts indirects du confinement, celui-ci en a aussi de directs. La filière sapin de Noël, qui réalise son chiffre d’affaires uniquement en fin d’année, était, elle, menacée directement par le reconfinement. Pour les producteurs, notamment les 132 adhérents de l’AFSNN, c’est la survie même de leur entreprise qui était en jeu.

Selon l’enquête réalisée fin 2019 par Kantar pour France Agrimer et l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, Val’hor, 84% des acheteurs de sapins de Noël se tournent vers des sapins naturels et 5,8 millions de sapins naturels ont été achetés en 2019, représentant une somme de 158,9 millions d’euros (ce qui amène le prix moyen du sapin à un peu plus de 27 euros). Il s’agissait de sapins de Nordmann à 78,3% et d’épicéas à 18,6%, mesurant entre 1 m et 1,50 m pour plus de 45% d’entre eux (moins d’1 m pour 17%).

Si 53% des volumes ont été achetés en 2019 avant le 9 décembre selon les estimations Kantar, 9% ont été achetés en novembre. Des chiffres qui laisseraient perplexes quant aux mesures gouvernementales à attendre… si la coupe ne devait intervenir dès maintenant. 


Photo : AFSNN

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