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Simonetti parraine une promotion de l’Ensam

Ce sont une vingtaine d’élèves-ingéneurs, futurs cadres et dirigeants de l’industrie, sélectionnés par l’Ensam, qui ont été reçus le 14 octobre dernier au siège de la société Simonetti situé à Décines (69).

Fondée en 1956, la société Simonetti, qui propose un très large éventail en matière de réalisations, constitue l’exemple d’une PME dynamique, résolument tournée vers la modernité et portée par l’exigence d’un positionnement haut de gamme. Elle entretient à travers son dirigeant Lionel Duchamp, par ailleurs président du Pôle excellence bois de Rumilly (74), des liens privilégiés avec le monde éducatif, comme le confirme son parrainage de la promotion 2021-2022 de la section bois de l’Ensam (École nationale supérieure d’arts et métiers) de Cluny (71).

La menuiserie Simonetti se présente elle-même comme « l’héritière de la corporation des menuisiers, instau- rée au XIVe siècle, qui regroupait ceux qui travaillaient le bois pour en faire des objets « menus » – c’est-à-dire précis –, et mobiles comme les meubles, les portes et les fenêtres ». Elle perpétue ainsi, depuis 65 ans, cet héritage pour satisfaire au mieux sa clientèle, celle-ci se composant à la fois de particuliers, de maîtres d’ouvrage, d’architectes et de designers d’intérieurs. « Au fil des siècles, le métier de la menuiserie a évolué ; le vrai menuisier d’aujourd’hui maîtrise les technologies modernes, l’agencement et le design d’intérieur, tout en conservant cette extrême précision et l’amour du travail bien fait. La qualité et le respect des engagements, c’est aussi notre métier », souligne Lionel Duchamp, qui aujourd’hui dirige l’entreprise aux côtés de son associé Olivier Dutour.

Tous deux, ingénieurs de formation, sont diplômés des Arts et Métiers. « Nous avons repris l’entreprise en 2014 », précise Lionel Duchamp, qui, de même que son associé, possède une expérience antérieure dans le domaine industriel, en tant que responsable opérationnel. « Notre motivation, en reprenant Simonetti, et donc en nous spécialisant dans l’industrie du bois, est de nous orienter vers un secteur d’avenir et à vocation environnementale, où la notion de savoir-faire revêt une importance particulière. Il s’agit pour nous d’une valeur essentielle, et que nous entendons opposer à la distorsion de concurrence qu’est de faire travailler au rabais de la main-d’œuvre non qualifiée, ou exploitée sans respect des normes sociales françaises », déclare-t-il.

Ce sont une vingtaine d’élèves-ingéneurs, futurs cadres et dirigeants de l’industrie, sélectionnés par l’Ensam, qui ont été reçus le 14 octobre dernier au siège de la société Simonetti situé à Décines (69).
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Simonetti est également très engagée dans l’association rhônalpine Pôle excellence bois, qui propose sur 2 000 m2 à Rumilly (74), maquettes constructives et démonstrateurs technologiques pour le bois au sens large. La vocation du Pôle excellence bois est, comme le souligne Lionel Duchamp, son ancien président, d’être connecté au plus près aux entreprises du secteur, appelées à être à l’origine des changements dans l’industrie du bois. « Il me semble que l’industrie française du bois est confrontée à trois principaux problèmes », estime le dirigeant, « à savoir un manque d’innovation, le fait que les gens peinent à travailler ensemble, et qu’ils ne soient pas suffisamment formés ». Concernant cette thématique de la formation, on note que le Pôle excellence bois invite « chaque année de très nombreux collégiens rhônalpins à venir découvrir les métiers du bois », souligne-t-il.

L’importance que revêt la formation aux yeux de Lionel Duchamp se vérifie dans le fait que son entreprise, Simonetti, embauche régulièrement des alternants, avec la volonté de s’inscrire cette année encore dans une démarche de progrès avec un élève-ingénieur Arts & Métiers.
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L’atout formation

L’importance que revêt la formation aux yeux de Lionel Duchamp se vérifie par ailleurs dans le fait que son entreprise, Simonetti, embauche régulièrement des alternants, avec la volonté de s’inscrire cette année encore dans une démarche de progrès avec un élève ingénieur Arts & Métiers.

Et ce n’est certes pas un hasard si l’Ensam, l’une des plus anciennes et prestigieuses écoles françaises d’ingénieurs, a choisi Simonetti pour parrainer sa promotion 2022 d’élèves ingénieurs spécialisés « Bois ». Un choix qui illustre le potentiel de développement et d’innovation des PME françaises du bois : « Les nouvelles industries émergentes du bois ont un potentiel fantastique de développement pour l’économie française qui doit parfois rattraper son retard par rapport à certains de nos voisins. Elles donnent un véritable sens à la carrière des jeunes diplômés, tout en valorisant leur capacité d’adaptation, entre l’esprit start-up et le savoir-faire français », déclare Robert Collet, responsable du programme à l’Ensam de Cluny.

« Cette formation de spécialité Bois constitue une des expertises proposées aux étudiants de 3e année de l’Ensam et dispensée seulement au Campus de Cluny. Le terme officiel est Unité d’enseignement d’expertise bois. La promotion de cette année compte 21 étudiants (dont 5 suivent le cursus de formation en contrat de professionnalisation, possibilité de parcours ouvert pour la première fois cette année), et on devrait passer à 25 étudiants à partir de l’année prochaine (10 en contrat de pro et 15 en formation initiale) », précise Robert Collet, soulignant à propos de ce parrainage qu’il constitue une « occasion de visiter une entreprise de la filière bois avec présentation de son organisation, contacts pour stage et offres d’emploi. Cette année par exemple, l’entreprise Simonetti, qui accueille un étudiant en contrat de professionnalisation, a mis les étudiants en relations avec le Pôle excellence bois de Rumilly ».

Depuis 2014, Simonetti a anticipé l’émergence de cette nouvelle économie en intégrant de nouvelles générations d’ingénieurs et de techniciens, attirés par l’univers du bois. « Cette confiance des Arts & Métiers dans notre entreprise est une manière de reconnaître la transformation des métiers du bois : associés historiquement au savoir-faire artisanal, ils deviennent une industrie de la transformation environ- nementale, car très technologiques et très vertueux sur le plan écologique », estime Lionel Duchamp. On notera que par civisme et par volonté de parier sur l’avenir, son entreprise a maintenu les stages et recrutement d’élèves ingénieurs depuis 18 mois.

Simonetti, qui emploie aujourd’hui 25 personnes œuvrant dans des ateliers de 2000 m2, réalise un chiffre d’affaires de quelque 5 millions d’euros, l’entreprise pariant avant tout sur « l’intelligence et l’innovation », comme le souligne son dirigeant Lionel Duchamp.
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Investir dans l’intelligence

En plus d’être impliqué dans le domaine de la formation, Lionel Duchamp se donne pour vocation, à travers son entreprise, de contribuer à moderniser l’industrie française du bois : « En France, nous disposons d’indéniables ressources en matière à la fois humaine, technologique et de matière première. En revanche, à mon sens, on ne peut pas parler, en l’état, de véritable filière. C’est pourquoi les entreprises du secteur doivent se fédérer, de manière croissante, afin de tendre vers cet objectif, consistant à bel et bien « faire filière ». Il faut faire au moins aussi bien que ce qu’ont accompli par exemple les Autrichiens au Vorarlberg, qui ont réfléchi, de l’amont à l’aval, sur le concept de valeur créée par l’entreprise », estime-t-il.

Le dirigeant appelle avant tout à « investir dans l’intelligence », notant, à son niveau, un besoin en matière de compagnons et d’ingénieurs qualifiés. Il souligne par ailleurs la nécessité d’industrialiser davantage, quitte à se regrouper ou fusionner, l’industrie du bois telle qu’elle existe actuellement étant, de son point de vue, nettement trop morcelée. C’est d’ailleurs de ce constat que découle la stratégie qu’il applique à sa propre entreprise : « Étant donné que l’industrie du bois n’est pour l’heure, dans l’ensemble, pas suffisamment organisée, la solution qui s’impose est de viser un positionnement de haute valeur ».

Simonetti, qui emploie aujourd’hui 25 personnes œuvrant dans des ateliers de 2000 m2, réalise un chiffre d’affaires de quelque 5 millions d’euros. L’entreprise parie avant tout sur « l’intelligence et l’innovation », comme le souligne son dirigeant, cet investissement en matière grise revêtant à ses yeux une importance plus fondamentale encore que les investissements d’ordre technique, qu’il ne néglige pas pour autant, son entreprise acquérant régulièrement du nouveau matériel.

Simonetti perpétue, depuis 65 ans, un héritage pour satisfaire au mieux sa clientèle, celle-ci se composant à la fois de particuliers, de maîtres d’ouvrage, d’architectes et de designers d’intérieurs.
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« Ce qui fait notre spécificité est que nous sommes un gros menuisier à la française, et probablement l’un des derniers à effectuer à la fois la conception, la fabrication et la pose, cette maîtrise complète de la chaîne de valeur étant pour nous primordiale.

Une partie importante de notre activité concerne la menuiserie intérieure sur Lyon et la région Rhône-Alpes. Nous œuvrons principalement dans les secteurs du logement collectif et du tertiaire, avec des chantiers d’ampleur tels que le stade de l’Olympique lyonnais, le siège social d’Engie ou de la centrale d’achats de Leclerc. Nous possédons par ailleurs un savoir-faire traditionnel de menuisier bois nous permettant, à titre d’exemple, de rénover une porte cochère ». L’entreprise se distingue donc par une offre large, s’appliquant à la fois à la menuiserie intérieure bois (avec des portes et un travail sur le bois massif) et à l’agencement. « Nous sommes aussi bien capables de réaliser des fenêtres sur-mesure dans de l’ancien que du mobilier en série en contrat », remarque Lionel Duchamp.

Interrogé sur l’incertitude pesant actuellement sur les approvisionnements, le dirigeant reconnaît que cela constitue « un vrai souci ; d’autant que nous traitons des affaires jusqu’à deux ans à l’avance. Si les prix augmentent trop, cela peut constituer pour nous un facteur de blocage du marché. La seule solution, pour surmonter cela, est de montrer une capacité à innover en proportion », conclut-il.

« Ce qui fait notre spécificité est que nous sommes un gros menuisier à la française, et probablement l’un des derniers à effectuer à la fois la conception, la fabrication et la pose, cette maîtrise complète de la chaîne de valeur étant pour nous primordiale », souligne Lionel Duchamp.
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