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La construction bois entre inquiétudes et perspectives

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Lors d’un récent point presse, l’Union des industriels et constructeurs bois (UICB) a fait part de ses inquiétudes quant aux effets cumulés des deux confinements qu’a déjà traversé le pays, avec une baisse globale des mises en chantier à craindre pour 2021. Une occasion de faire par ailleurs le point sur les ressources dont dispose la filière bois, qui alliées à d’autres atouts demeurant à développer devraient lui permettre de répondre présente à l’heure où la RT 2020 lui ouvre de belles perspectives.


Frédéric Carteret, président de l’UICB, a rappelé en préambule quelques chiffres, avec pour la filière construction au global un nombre estimé de 350.000 à 450.000 logements par an, la maison individuelle représentant environ 130.000 unités, la filière bois représentant environ, à l’heure actuelle, 6 % du total : «On avait tendance au début des années 2000 à estimer que la construction bois ne serait qu’un épiphénomène, or on s’aperçoit aujourd’hui que c’est la contraire», souligne-t-il.

Il note cela étant l’impact du premier confinement, suite auquel on a assisté à «une reprise très agressive, mais cela n’a pas suffi à compenser le retard. On assiste en outre aujourd’hui à une nouvelle baisse d’activité, et le deuxième confinement fait craindre le pire pour le second semestre. On est notamment confronté sur les chantiers à un problème d’absentéisme, directement imputable à la pandémie actuelle. A cela s’ajoute un ralentissement de la commande publique». Il est ainsi à craindre, concernant l’année à venir, que l’on assiste à une baisse de quelque 50.000 logements au total (toutes filières confondues).

Frédéric Carteret insiste cela étant sur les ressources dont dispose la filière, rappelant que pas moins de 31% du territoire national est couvert d’une forêt qui plus est en expansion, et écartant par là-même le risque d’une pénurie de matière première. L’annonce des nouvelles orientations de la RT 2020 constitue un autre motif de satisfaction pour l’UICB, et plus largement pour l’ensemble de la filière bois, avec notamment le fait qu’ait été retenue une analyse de cycle de vie (ACV) dynamique, la ministre Emmanuelle Wargon estimant que d’ici 2030, l’ensemble des maison individuelles pourraient être construites à base de bois. «Nous allons continuer de faire «feu de tout bois» auprès des pouvoirs publics», déclare Frédéric Carteret, «car nous ne voulons pas nous limiter à des seuils minimaux». A ce propos, l’UICB ambitionne en effet, à titre d’exemples, un stockage carbone de 21 kg/m2 à partir de juillet 2021 puis 31 kg/m2 à partir de juillet 2024, et 12 kg/m2 puis 23 kg/m2 dans les cas des logements collectifs, via le recours aux matériaux biosourcés, et en particulier au bois. «La filière bois est jeune et encore atomisée, c’est pourquoi l’évolution vers une filière plus industrialisée doit être progressive», estime Frédéric Carteret, qui rappelle qu’elle est capable, pour autant, d’une singulière résilience, comme elle l’a déjà démontré lors de la crise sanitaire.


Le chiffre : -15 %


C’est le recul probable qu’anticipe pour cette année l’UICB, concernant l’activité de la filière bois construction.

Lire la suite dans Le Bois International, Charpente, construction, menuiserie et meuble, notre édition rouge N°40…  

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