Une expertise scientifique et technique au service de la filière à FCBA Bordeaux

Le 30 janvier 2020
Zone d’essais sismiques (laboratoire de mécanique).

Le site bordelais de FCBA regroupe quatre laboratoires (biologie, chimie-écotoxicologie, physique, mécanique). Ils mettent à la disposition des professionnels des outils de tests et d’évaluation à même d’accompagner les mutations de la filière bois-construction.

Grâce à ses quatre laboratoires, le site bordelais de FCBA valide et améliore les performances du bois et de ses dérivés dans les différents secteurs économiques où le matériau est utilisé, et en particulier dans la construction. Les attentes sociétales sur l’environnement et la santé, le déploiement des matériaux biosourcés, l’utilisation progressive du bois dans les bâtiments de grande hauteur et l’évolution des réglementations en vigueur orientent les essais. Réalisés dans le cadre de partenariats ou à la demande de professionnels, ils s’inscrivent dans une dynamique bien huilée et mettent à disposition des professionnels des outils pour répondre aux enjeux et gagner en compétitivité. Dirigé par Magdalena Kutnik, le laboratoire de biologie étudie les agents de dégrada- tion du bois (champignons lignivores : mérules… et populations d’insectes xylo- phages : termites, capricornes, lyctus…). Son cœur d’activité repose sur la durabilité et la préservation du bois et le déploiement des matériaux biosourcés accroît d’autant plus l’enjeu que représente la résistance aux moisissures et aux insectes du bois et de ses dérivés.

FCBA se focalise sur la lutte contre les termites souterrains en zone tempérée mais aussi tropicale, les plus préjudiciables à la stabilité des ouvrages, qui imposent de prendre en compte l’ensemble de la structure et non les seuls éléments en bois. Dans le cadre d’un projet européen, l’institut technologique travaille notamment sur la mise au point d’un modèle de résistance des matériaux vis-à-vis des termites. «Nous souhaitons valoriser au mieux les essences françaises en veillant à la bonne adéquation entre leur durabilité et l’environnement dans lequel le bois est placé en usage. Le sapin et l’épicéa ont par exemple une durabilité naturelle faible qui peut être compensée par différentes façons de protéger le bois contre les risques biologiques. Nous amenons ainsi les professionnels à privilégier par exemple la conception drainante pour les bois utilisés en extérieur pour limiter les risques d’humidification persistante et ainsi de dégradation par les champignons. Elle consiste à désolidariser les éléments en bois de manière à éviter les pièges à eau. Nous avons ainsi comparé la résistance sur dix ans de diffé- rentes essences utilisées pour fabriquer des modules de terrasse selon que la conception soit drainante ou piégeante», met en avant Magdalena Kutnik. Sur ce point, une étude en cours vise à augmenter la durée de vie des ouvrages à base d’essences tempérées naturellement durables par des préconisations constructives innovantes.

L’environnement et la santé, deux axes majeurs

De même, ce laboratoire teste l’efficacité de traitements biocides auxquels les exigences sanitaires et environnementales croissantes limitent progressivement le recours. Des solutions alternatives aux traitements traditionnels sont ainsi évaluées comme le traitement thermique, l’acétylation ou encore le traitement par imprégnation de formulations innovantes (à base de silicones, par exemple). 

Concernant le laboratoire de chimie-éco- toxicologie, une grande partie de ses travaux porte sur la caractérisation physico-chimique et sur l’évaluation de la toxicité environnementale des produits (produits de préservation, lasures, peintures…), ainsi que sur les procédés appliqués sur le bois employé en matériau de construction (traitement industriel par trempage, aspersion ou en autoclave) […]

Photo : Zone d’essais sismiques (laboratoire de mécanique).

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