Un test sismique sur un bâtiment suisse de quatre niveaux

Le 26 novembre 2019
Le bâtiment a fait preuve lors de la destruction d’une grande capacité de déformation avant la ruine. C’est un avantage en termes de sécurité sismique», explique Martin Geiser, professeur de génie parasismique à la BFH.

Le 26 octobre, un test destructif a été réalisé sur un bâtiment à ossature bois de quatre niveaux à Chamoson (Suisse). Ces derniers mois, la Haute école spécialisée bernoise BFH a effectué des mesures de sécurité sismique sur un bâtiment test en collaboration avec des partenaires du secteur bois. Ces connaissances nouvellement acquises faciliteront à l’avenir le travail des ingénieurs
en génie parasismique en Suisse.

Ce test a été réalisé par l’Institut de la construction bois, des structures et de l’architecture IHTA de la Haute école spécialisée bernoise BFH. La construction a été sollicitée avec une intensité telle que le mécanisme de rupture de l’ouvrage a pu être observé. Martin Geiser, professeur de génie parasismique à la BFH, est satisfait des résultats obtenus jusqu’ici : «Les mesures confirment que des bâtiments à ossature bois conçus, calculés et réalisés correctement résistent aux séismes.» Les résultats des essais ont confirmé que les structures en bois sont plus rigides dans la réalité que ne le montrent certaines simulations simplifiées. En outre, le test destructif final a fourni d’autres informations importantes sur le mécanisme de rupture des bâtiments à ossature bois. «Le bâtiment a fait preuve lors de la destruction d’une grande capacité de déformation avant la ruine. C’est un avantage en termes de sécurité sismique», explique Martin Geiser.

À chaque étage de sa construction, le bâtiment a été soumis à une batterie de tests statiques et dynamiques. Un des tests consistait à mesurer les oscillations générées naturellement, telles que celles provoquées par le vent. Lors d’un autre test dynamique, des vibrations générées artificiellement ont été mesurées avec de grandes amplitudes. Ces essais provoquant des oscillations consistaient à solliciter horizontalement le bâtiment avec des câbles et à le relâcher brusquement. Jusqu’à ce jour, il était difficile de déterminer les propriétés dynamiques des bâtiments à ossature bois de manière fiable. Elles sont pourtant d’une importance capitale en génie parasismique, car les forces sismiques agissant sur un bâti- ment en cas de tremblement de terre dépendent fortement du comportement dynamique de sa structure. L’objectif du projet de recherche est donc de fournir aux ingénieurs des indications claires leur permettant d’identifier ensuite les propriétés dynamiques des constructions à ossature bois de façon réaliste. Cela permettra à l’avenir de mettre en œuvre plus efficacement les mesures parasismiques dans la construction en bois. Ce projet de recherche bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et de diverses entreprises du secteur bois impliquées dans le projet […]

Source : Haute école spécialisée bernoise

Le Chiffre : 12 m 

C’est la taille du bâtiment ossature bois testé, d’une superficie de 20 m2.

Photo : Le bâtiment a fait preuve lors de la destruction d’une grande capacité de déformation avant la ruine. C’est un avantage en termes de sécurité sismique», explique Martin Geiser, professeur de génie parasismique à la BFH.

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