Projet Bioimpulse : donner une impulsion aux biotechnologies

Le 5 novembre 2019
Les 4 et 5 septembre, la jeune équipe du projet Bioimpulse s’est réunie pour la première fois, à Quiberon (Morbihan), pour marquer le départ d’une aventure scientifique et humaine qui va durer six ans. Les membres issus des cinq entités partenaires (ResiCare, Insa Toulouse, Leaf by Lesaffre, FCBA, TWB) ont travaillé durant trois jours dans les locaux de l’Ecole nationale de voile, avant de s’embarquer à bord du Nacra 17 «Bioimpulse», en compagnie de Quentin Delapierre et Manon Audinet, l’équipage qui vise à représenter la France aux Jeux Olympiques 2020 au Japon ©RiBLANC

Le projet Bioimpulse, présenté pour la première fois à Bruxelles le 2 octobre lors de l’EFIB (European forum for industrial biotechnology and the bioeconomy) vise à créer une nouvelle résine adhésive sans substance préoccupante, dites Substance of very high concern (SVHC – composé à très haut risque).
Par le développement d’une molécule d’intérêt biosourcée, ce projet, auquel est associé l’institut technologique FCBA, va ouvrir de nouvelles applications
aux biotechnologies dans le domaine des matériaux.
   

Coordonné par Michelin à travers son entité ResiCare, ce projet collaboratif regroupe de grands acteurs publics et privés : FCBA, Inra et Insa, ainsi que le groupe Lesaffre à travers sa business unit Leaf. Bioimpulse est soutenu par l’Ademe dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir. L’institut technologique FCBA, qui soutient les entreprises du secteur bois et ameublement en accompagnant leur développement, participe au projet Bioimpulse à travers son pôle In- TechFibres, qui développe des innovations à base de bois, et son pôle Laboratoire bois, qui valide les essais et mesures des produits et process des entreprises et coordonne la communication autour du projet. Les résines adhésives industrielles contiennent historiquement des composés classés SVHC. Le marché mondial visé par la substitution représente un potentiel important, principalement dans les marchés de l’automobile et de la construction.

Intégrer la chaîne de valeur

Les principaux objectifs du projet BioImpulse sont les suivants : créer une nouvelle résine adhésive sans composé SVHC, avec un meilleur impact sur la santé et l’environnement ; développer à l’échelle industrielle un procédé de production par fermentation d’une molécule d’intérêt à un coût inférieur à son équivalent pétrole ; valoriser la nouvelle technologie de résine adhésive sur les marchés de l’automobile et de la construction (le bois, notamment) ; enfin, produire cette résine dans de petites installations compactes et décentralisées, au plus près des clients, en réduisant sa complexité et ses coûts de mise en œuvre.

L’originalité de ce projet est d’intégrer une large part de la chaîne de valeur, depuis la production biologique de la molécule, jusqu’à la performance applicative de la résine. L’écoconception (notamment via la production par fermentation, avec possibilité d’approvisionnement en biomasse 2G3) sera au cœur du projet, afin de prendre en compte les aspects santé, environnement et économique.

Ce projet, d’une durée de 6 ans (2019 – 2025), et d’un montant total de 28,1 M€ inclut la construction de la 1re unité de production industrielle prévue pour 2026 (selon le contexte industriel et marché à cette période).

Photo : Les 4 et 5 septembre, la jeune équipe du projet Bioimpulse s’est réunie pour la première fois, à Quiberon (Morbihan), pour marquer le départ d’une aventure scientifique et humaine qui va durer six ans. Les membres issus des cinq entités partenaires (ResiCare, Insa Toulouse, Leaf by Lesaffre, FCBA, TWB) ont travaillé durant trois jours dans les locaux de l’Ecole nationale de voile, avant de s’embarquer à bord du Nacra 17 «Bioimpulse», en compagnie de Quentin Delapierre et Manon Audinet, l’équipage qui vise à représenter la France aux Jeux Olympiques 2020 au Japon ©RiBLANC

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