Procime up : une nouvelle marque de performance en menuiserie

Le 1 septembre 2017

Ceribois, le centre technique des industries du bois basé à Chateauneuf-sur-Isère (26), à quelques kilomètres à peine de Valence (26), organisait en ce début d’été une journée riche en événements : outre le départ à la retraite de son président Joël Poncet, elle fut aussi l’occasion de présenter une nouvelle marque de performance et de reconnaissance des menuiseries dénommée Procime up, à travers laquelle Ceribois se montre fidèle à sa vocation de partenaire pragmatique pour les nombreuses PME et TPE de la filière bois.

De nombreux participants avaient répondu présents et défié la chaleur pour se réunir sous le chapiteau installé à l’extérieur des locaux de Ceribois. Un jour important pour le centre de ressources. Lors de cette journée, ce fut l’occasion pour son président historique, Joël Poncet, de célébrer ses 50 ans de métier ainsi que son départ à la retraite.

Une occasion donc de revenir en détails sur un parcours riche en expériences et en rencontres, avec pour commencer les années d’apprentissage entre 1967 et 1970 de celui qui aime à rappeler qu’il s’était auparavant fait renvoyer d’une 5e de transition, avant de finir dans les trois premiers de sa promotion en tant qu’apprenti, illustrant par là les débouchés bien réels que peut offrir la filière bois à des jeunes rencontrant à travers elle une possible vocation, insoupçonnée jusqu’alors. Viennent ensuite les années de formation au lycée technique du bois de Mouchard, entre 1970 et 1973, avant un démarrage dans une entreprise située à Pontcharra (38) comme opérateur sur une 4 faces, puis chef d’équipe.

Joël Poncet travaille ensuite un temps pour la menuiserie Fima entre 1977 et 1990, et se rappelle, en 1991, la présentation du premier volet peint sur le salon Batimat, rappelant par la même occasion que la finition en menuiserie date déjà de plus de 25 ans, et estimant par conséquent que «ceux qui fabriquent encore des menuiseries en bois bruts en sont encore au Moyen-Âge !»
Le mois de juillet 2000 voit le démarrage de Ceribois, avec Laurent Fabrègue, anciennement directeur de Fibois 07 26, au poste de directeur, et en 2002 est initié le projet Naboco, dont l’ambition est de proposer des menuiseries bois en couleurs s’inscrivant dans une démarche de développement durable. Rémi Pernaton rejoint Laurent Fabrègue en 2004, et le centre développe une activité de laboratoire d’essais, avec les premiers essais AEV (air, eau, vent), et les premiers calculs thermiques. Puis Ceribois investit de nouveaux bâtiments en 2012, étendant au fil du temps ses possibilités de prestations et agrandissant son équipe d’experts.

Joël Poncet cède aujourd’hui sa place à Laurent Fabrègue qui devient président de la désormais Scop SAS Ceribois , lui-même cédant sa place de directeur à son collègue Matthieu Bonne, jusqu’alors chargé d’études pour le secteur de la menuiserie : «Cette évolution de Ceribois en Scop SAS ne changera rien au fonctionnement de Ceribois : simplement, cela met en évidence que nous sommes une entreprise et ne bénéficions pas de subventions particulières», précise Laurent Fabrègue.

Valider une qualité déjà existante

Joël Poncet a invité à venir le rejoindre sur l’estrade bon nombre d’amis, illustrant tant la longévité que la diversité de son parcours professionnel, et s’est chargé de présenter Procime up, dont la vocation est «d’ouvrir les fenêtres bois de la performance», après avoir resitué un contexte paradoxal, dans lequel des entreprises produisent d’ores et déjà des menuiseries possédant des performances élevées, mais où les prescripteurs ne sont pas suffisamment informés. Les fabricants se heurtent alors à des difficultés de communication – sur la qualité de leur fabrication – et sont par conséquent écartés de certains marchés. Joël Poncet a expliqué qu’un groupe d’une dizaine d’entreprises de menuiserie en provenance de diverses régions de France a «proposé quelque chose de formidable», aboutissant à la création de cette marque, dont la vocation principale est donc de valider, de manière officielle, une qualité déjà existante : «Nous nous sommes rendus compte que sur environ 1.000 entreprises de menuiseries ayant recours à nos services, pas moins de 75% étaient en mesure de revendiquer des critères supérieurs à la norme», souligne Laurent Fabrègue.

D’où l’idée de créer une marque financièrement accessible à tout type de structure. Une idée décidément pertinente quand on sait qu’environ la moitié des menuiseries bois sont actuellement produites sous une marque de certification ou une charte de qualité tandis que le reste de la production est réalisé par plusieurs milliers de TPE et PME.

La vocation de la marque Procime up, en résumé, est donc de valoriser les performances de la menuiserie bois et bois aluminium, et de permettre aux entreprises de se fédérer pour se faire reconnaître et prescrire. Matthieu Bonne a quant à lui explicité les buts concrets de cette nouvelle marque, qui vise tout d’abord à se réapproprier les marchés sur des critères objectifs, et ce quelle que soit la taille des entreprises, d’être conforme à la délivrance des certificats pour le crédit d’impôt, de justifier la performance et la durabilité des menuiseries bois et mixtes, de permettre à celles-ci de s’affirmer et de se développer en se différenciant des autres réseaux de menuiseries existants.

«Cette marque a été établie pour les fenêtres, portes-fenêtres et portes extérieures. Elle se réfère aux normes et DTU en vigueur», précise-t-il, «avec une perméabilité à l’air de A*4, une étanchéité à l’eau de E*7B, et une résistance au vent de V*C3 (pour une fenêtre standard à 2 vantaux), avec une finition complète et un engagement du fournisseur allant de 4 à 10 ans (pour les finitions opaques). Les démarches d’admission sont simples et rapides, et les contrôles de production sont effectués en usine, pour la reproductibilité et la traçabilité». «Pour les prescripteurs», poursuit-il, «cette nouvelle marque est le gage d’un référentiel clair et complet avec un niveau d’exigence élevé, d’un engagement de la tenue de finition, de l’amélioration de la performance des bâtiments et des frais d’entretien. En termes d’outils techniques, le choix de cette marque inclut notamment la mise à disposition d’un dossier complet diffusable auprès des donneurs d’ordre, clients ou organismes, des conseils techniques lors de la démarche d’admission, d’une visite de suivi annuel sur site, et de bénéficier des conseils d’un comité de marque et de pilotage.» Sans compter le rôle de prescription que Christophe Gallopin, de Ceribois, aura pour mission d’assurer sur le terrain dès ce mois de septembre.

Stéphane Jardin