Parquet / Le marché européen du parquet toujours en attente de stabilisation

Le 6 février 2014

Après une année 2012 durant laquelle la consommation de parquet en Europe s’est contractée de 5,88%, les premières prévisions pour 2013 semblent suivre une tendance similaire. Des chiffres qui, analysés dans le détail, montrent d’importantes variations d’un trimestre sur l’autre, ainsi qu’en fonction du pays considéré, l’industrie française du parquet continuant de se heurter à un marché difficile.

 

La baisse pressentie pour l’année 2013 se base sur les estimations les plus récentes des pays membres de la FEP (Fédération européenne de l’industrie du parquet) dont le conseil d’administration s’est réuni à l’occasion de Domotex, Salon mondial du tapis et des revêtements de sols qui s’est tenu à Hanovre du 12 au 15 janvier.

Si, comme par le passé, les résultats montrent d’importantes variations en fonction de la période et de la zone géographique considérées, la situation apparaît globalement moins disparate que d’autres fois. En effet, même les pays dont la performance était honorable et qui tiraient le marché vers le haut voient leur élan s’atténuer.

Le chiffre : -5% / C’est la nouvelle baisse anticipée pour 2013 concernant le marché européen du parquet, dans la continuité de l’année précédente.

En analysant la situation par zones géographiques, on peut affirmer que les pays du Sud de l’Europe (tels que l’Espagne, l’Italie et la France) continuent de faire face à de sérieuses difficultés, avec des pertes qui pourraient atteindre des taux à deux chiffres. Au Nord, la situation est un peu meilleure mais la courbe d’évolution demeure légèrement négative, ou au mieux stable (comme dans le cas de la Suède). L’Europe centrale reste la région qui fait preuve de la meilleure performance, la Suisse confirmant un statut solide de « pays du parquet », avec un taux de croissance espéré de l’ordre de 6%. L’Autriche, de même que l’Allemagne, devraient cependant connaître un taux de croissance très faible, à peine au-dessus de zéro. Ces chiffres et ces tendances doivent être envisagés à la lumière des défis majeurs auxquels le secteur a dû récemment et doit continuer de faire face, notamment une concurrence farouche et soutenue, un taux de chômage très élevé dans de nombreux pays européens et une parité instable entre le dollar et l’euro.

Quoique l’opposition entre producteurs de parquets dans certaines zones européennes constitue un sujet de préoccupation, les prévisions les plus récentes de la Commission européenne autorisent à davantage d’optimisme pour l’année à venir, ce qui devrait stimuler la confiance des consommateurs. Les membres du conseil d’administration de la FEP, en outre, mettent l’accent sur les conclusions des études réalisées sur la perception des consommateurs de parquet en Europe, qui montrent que du point de vue des personnes interrogées, « le parquet en bois massif est un formidable produit naturel, très valorisé et désiré par les consommateurs, qui le considèrent comme un élément de décoration intérieure indispensable, et d’avenir ».

Dans ce contexte, le président de la FEP Lars Gunnar Andersen estime que « la tendance contemporaine est une évolution cyclique, mais pas un changement structurel. Nous assistons à une réduction du marché, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Même la phase de croissance exceptionnelle enregistrée entre 1991 et 2007 avait connu quelques baisses. Ne doutons pas que de meilleurs jours sont à venir ».

Ces résultats sont à considérer comme un premier pronostic, avant la communication des résultats définitifs les 5 et 6 juin prochain, lors de l’assemblée générale de la FEP qui se tiendra à Malaga (Espagne).