Palettes : un marché toujours porteur en quête d’économies de la fonctionnalité

Le 25 octobre 2018

Comme nombre de secteurs de la filière forêt-bois, celui de la palette bénéficie depuis plusieurs mois d’une bonne orientation de la demande, source de croissance pour la majorité des acteurs économiques. Mais revers de la médaille, les professionnels de la palette doivent également faire face à de fortes tensions sur le marché des approvisionnements, qui les obligent à composer avec des prix d’achat à la hausse et une matière première de plus en plus convoitée. Dans ce contexte, le marché cherche aujourd’hui à capter les flux de produits venus de gisements non identifiés jusqu’ici en améliorant les systèmes de collecte afin d’ouvrir de nouvelles voies de valorisation pour conforter son modèle d’économie circulaire.

Le phénomène de hausses qu’ont subi les entreprises du secteurs de la palette a atteint des niveaux historiques et exceptionnels, que l’on parle du cours des matières premières ou des difficultés d’approvisionnement”, explique le président du Sypal, Jean-Philippe Gaussorgues. “Et tout cela dans un contexte où les entreprises, que ce soit de la scierie ou de l’emballage, ont des trésoreries éprouvées depuis des années avec aucune marge de manoeuvre. Ni les scieurs, ni les fabricants de palettes, ni les clients industriels consommateurs de produits d’emballage, n’étaient préparés à cette situation. Comme personne n’avait budgeté ces bouleversements, les fabricants de palettes et d’emballages se sont retrouvés pris entre le marteau et l’enclume avec la difficulté de devoir gérer à la fois la pression de leurs clients travaillant sur des budgets arrêtés et celle des scieurs confrontés à des volumes de bois difficiles à trouver.” Face à ces bouleversements, après avoir travaillé à l’amélioration de leurs gains de productivité et absorbé plusieurs hausses du marché pour maintenir leurs prix inchangés au cours des dernières années, les fabricants de palettes ont été amenés ces derniers mois à réajuster le prix de vente de leurs produits, dans des proportions différentes en fonction bien sûr du contexte économique et de la situation géographique de chaque entreprise. “Toute l’Europe a été touchée par ce phénomène et toutes les entreprises ont souffert”, précise Jean-Philippe Gaussorgues. “Celles situées dans le Nord et l’Est de la France ont eu la possibilité de se tourner vers le marché français mais également d’interagir avec ceux des pays limitrophes. Par contre, celles du bassin aquitain continuent de souffrir d’une offre insuffisante par rapport à la demande. Actuellement, nous commençons à retrouver un tout petit peu de disponibilité matière qu’il est, entre guillemets, plus facile d’aller chercher pour certaines entreprises en s’orientant vers l’Allemagne, les pays du Nord ou les pays de l’Est, mais celles du bassin aquitain souffrent toujours de façon importante de par leur situation géographique.”

Identifier de nouveaux gisements

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