Pour offrir au bois construction des emplois plus larges en structure et en façade des bâtiments collectifs, chacun sait qu'il faut mobiliser de la matière grise afin de faire émerger des solutions simples, efficaces, adaptées au contexte règlementaire.
Beaucoup de chantiers ont déjà été ouverts, avec le soutien des pouvoirs publics. En 2011, les centres technologiques ont travaillé sur des points qui posent encore question : la perspirance des parois à ossature bois (CSTB), l'enveloppe des ossatures bois thermiquement performantes (FCBA) ou encore la thermique d'été des constructions bois (Nobatek). Cet effort sera poursuivi en 2012 sur les thématiques essentielles de l'acoustique et de la résistance au feu, celle-ci étant considérée en France comme un frein aux constructions bois de grande hauteur.
Dans ce domaine, là encore, l'ingénierie peut débloquer l'usage en développant des solutions types. Des études ont déjà montré que des immeubles en bois pouvaient offrir une résistance de 90 minutes en cas d'incendie. Il n'y a donc pas de raison objective d'exclure le bois des projets d'immeubles d'habitation de plusieurs étages, 28 mètres constituant la limite règlementaire, car au-delà, la grande échelle des pompiers devient inopérante.
Ainsi, au moment où le gouvernement souhaite augmenter de 30% les droits à construire, donc inciter les promoteurs à bâtir plus haut en ville, le bois pourrait-il prendre de la hauteur…