Martinet lance deux maisons entrée de gamme

Le 12 juin 2019
L’entreprise est équipée de deux Hundegger K2.

Depuis plus de cinquante-cinq ans, l’entreprise creusoise Martinet s’est taillée une réputation d’excellence dans son coeur de métier, la menuiserie, tout en diversifiant son activité vers la construction de maisons bois haut de gamme complétée désormais par une offre pour les budgets plus modestes.

Créée à Azérables en 1963, la société Martinet perpétue depuis trois générations le savoir-faire des charpentiers allié à la technologie des outils numériques. À l’origine, Jean Martinet avait fondé un atelier de menuiserie et d’aménagement intérieur, proposant notamment la création de meubles de cuisine. Son fils Pascal, charpentier de formation, qui a intégré l’entreprise en 1979, a misé sur la diversification et les effectifs ont progressé au fil des décennies pour atteindre aujourd’hui 45 salariés.

Multi-activités

Dans la décennie 2000, la société a développé une palette de services, à savoir la réalisation et la pose de charpente, couverture et zinguerie, la construction de bâtiments agricoles et de maisons ossature bois et enfin l’isolation thermique par l’extérieur. En 2005, un premier virage est pris avec le rachat de son concurrent creusois Fayette basé à Ahun, fabricant de charpente, couverture, bâtiments agricoles et menuiseries qui comptait 7 salariés. Aujourd’hui, l’effectif est passé à quinze pour un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros. Cette acquisition a été suivie de l’achat d’un premier centre de taille à commandes numériques de marque Schmidler. Cinq ans plus tard, une nouvelle étape est franchie avec la construction d’un atelier de production de 1.100 m2 (375.000 euros) ce qui a permis de recruter deux techniciens au bureau d’études qui n’en comptait qu’un. «Nous avons ainsi développé le marché de la charpente et des bâtiments agricoles tout en répondant davantage à des appels d’offres pour des chantiers plus importants», constate Florian Martinet, le fils de Pascal, qui travaille dans l’entreprise depuis dix ans.

«Aujourd’hui, la couverture et la rénovation de bâtiments historiques, qui occupent près de quinze salariés, représentent 45% du chiffre d’affaires qui était de 4,1 millions d’euros l’an dernier, 15 à 20% concernent la construction de maisons bois et le reste est réalisé par la charpente grâce à notre équipe de dix compagnons.» Cette activité est très variée et soutenue actuellement avec la construction de garages, auvents, pergolas ou terrasses dans un rayon de 150 km alentours. Les fermettes industrielles 100% en douglas proviennent de la Scierie des Combrailles (Puy-de-Dôme), soit environ 400 m3 fournis par an.

«Depuis le rachat de Fayette, nous avons orienté notre activité sur des structures de bâtiments à grande portée constituées de poutres en lamellé-collé douglas fournies par le fabricant creusois Cosylva ou en douglas massif. Les bâtiments pour stocker le fourrage et les stabulations font 10 à 20 m de large et jusqu’à 100 m de long», précise Florian. «Cette activité est en forte progression depuis l’acquisition, en 2012, d’un centre d’usinage Hundegger K2 pour un coût de 375.000 euros, couplé à une Speed Cut à 160.000 euros. Nous avons investi en 2017 dans une seconde K2 à 350.000 euros. Fayette avait une très bonne renommée dans ce domaine, mais il fallait arrêter la taille à la main pour industrialiser la production. Actuellement, nous avons un bon carnet de commandes avec deux chantiers par mois.» Ainsi, un millier de bâtiments, dont certains pour un usage industriel, ont été réalisés. 

Pavillons clé en main modulables

La société Martinet lance, ce mois-ci, une offre avec deux pavillons sur catalogue à base de deux modules qui pourront être agencés en tenant compte de l’orientation du terrain à un tarif très concurrentiel, à savoir 135.000 euros pour 90 m2 (2 chambres) et 145.000 euros pour 100 m2 (3 chambres) clé en main hors achat du terrain et travaux VRD. L’idée est de capter une clientèle de primo-accédants […]

Photo : L’entreprise est équipée de deux Hundegger K2.

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