Marché européen du parquet : une progression modérée

Le 1 février 2018

D’après les premières estimations de la Fédération européenne de l’industrie du parquet (FEP) concernant l’année 2017, les chiffres relatifs à la consommation européenne de parquet montrent pour la troisième année consécutive une tendance modérée à la croissance. Il apparaît notamment que le marché français fait preuve d’un dynamisme encourageant. Notons cela étant que ces premiers résultats sont susceptibles d’être réajustés ultérieurement, et anticipent les résultats consolidés qui seront présentés lors de la 62e assemblée générale (et le 43e congrès du parquet) de la FEP qui se tiendra les 14 et 15 juin prochain à Sorrento (Italie).

La présente estimation est basée sur les données fournies par les représentants de chaque pays membre de la FEP présents dans le cadre de la réunion du Comité directeur de la fédération, qui s’est tenue sur le salon Domotex, lequel a eu lieu du 11 au 14 janvier à Hanovre (Allemagne).

Le taux de progression modéré tient principalement à une légère diminution de la consommation de parquet observé en Allemagne, ce pays demeurant le principal marché européen en matière de ventes de parquet, ainsi qu’en Suisse. L’ensemble des autres pays membres de la FEP enregistrent au contraire une augmentation de leurs ventes, bénéficiant de l’amélioration de la conjoncture économique globale, et des tendances positives sous-tendant la reprise dans le secteur de la construction.

Le chiffre : 1% / C’est la progression estimée pour l’année 2017 concernant la consommation de parquet au niveau européen, contre 1,7% enregistrés en 2016.

Les pays membres enregistrant les taux de croissance les plus élevés en matière de consommation de parquet sont la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique et la Suède, suivis par la République tchèque et la France. La consommation de parquet dans la zone Sud de l’Europe progresse elle aussi, quoique dans une moindre mesure. La situation politique en Espagne, de fait, ainsi que les prochaines élections en Italie, ont tendance à quelque peu juguler les développements favorables déjà enregistrés sur l’exercice précédent. Le marché nordique, quant à lui, avec des pays tels que le Danemark, la Finlande et la Norvège, montre une tendance à la stabilité après des années de turbulence économique.

Même si les problématiques caractérisant le marché européen du parquet semblent moins prégnantes que lors des années précédentes, les principaux représentants de l’industrie européenne du parquet pointent des difficultés relatives aux approvisionnements en bois, et ce tout spécialement concernant une essence telle que le chêne. La Fédération européenne du parquet, en outre, est au regret de constater un accès décidément limité à des marchés tels que la Russie, la Biélorussie et particulièrement l’Ukraine, qui bénéficie au demeurant d’un accord complet et approfondi de libre-échange avec l’Union européenne, ainsi que la Croatie, qui appartient à l’Europe des 28 et est incluse dans son marché intérieur.

Le comité directeur de la FEP note également la concurrence sévère de la part des «revêtements de sols imitant l’aspect du bois», et pointe du doigt l’usage détourné que d’aucuns font de la dénomination «parquet», pour favoriser un phénomène de confusion de la part du consommateur. Les représentants de la FEP soulignent à ce propos que le parquet demeure la seule solution de revêtement de sol élaboré à partir d’un matériau entièrement renouvelable, en l’occurrence le bois, provenant de forêt durablement gérées et en expansion.