L’innovation au service de la tradition chez Radoux

Le 13 août 2020
Radoux, tonnelier depuis 1947.

Depuis 1947, Radoux perpétue la tradition de la tonnellerie française. L’entreprise fonde sa réputation sur une sélection rigoureuse de l’origine des chênes à grains fins de ses barriques. Son département R&D a conçu OakScan, un procédé d’analyse
par spectrométrie proche infrarouge caractérisant le potentiel tannique de chaque douelle.

Quelle branche, dans le secteur du bois, peut se targuer d’exemplarité – sur la durée – en matière de taux de marge et de balance commerciale ? Pour le second point, le tour de table est vite fait. Avec 68% des 670.000 fûts fabriqués par an en France partant à l’exportation, la tonnellerie est le seul poste excédentaire de la filière forêt-bois nationale.

Ne cherchez pas d’autres secteurs répondant à ce critère, il n’en existe pas. Malgré les crises économiques, les vicissitudes climatiques et les aléas météorologiques, la tonnellerie poursuit son bonhomme de chemin. Le métier de tonnelier a connu toutefois de profonds bouleversements techniques en un quart de siècle. Si la fente des merrains demeure encore une opération non automatisée, leur transformation en douelles s’opère dorénavant sur des postes de délignage faisant appel au numérique.

Mais c’est surtout dans l’analyse de la chimie du chêne que les tonneliers ont fait un bond technologique impressionnant. La relation entre la qualité du bois et l’arôme du vin élevé dans les barriques de chêne a longtemps résulté de procédés empiriques. Désormais, les tonneliers disposent d’outils modernes permettant d’identifier scientifiquement les caractéristiques organoleptiques des chênes – les tanins – dont on sait l’importance sur l’élevage des vins.

Voir notre édition verte, Le Bois International, Scierie, exploitation forestière N°22…