Le douglas s’impose en Nord Gironde dans une pépinière d’entreprises

Le 23 juillet 2019
’extension de la pépinière hôtel d’entreprises de la Haute Gironde, à Saint- Aubin-de-Blaye, couvre près de 1.360 m2, en bordure d’un axe routier.

Le Codefa (1) a consacré un itinéraire bois au Nord de la Gironde, plus précisément à la communauté de communes de l’Estuaire. Le chantier d’extension de la pépinière hôtel d’entreprises de la Haute Gironde, à Saint-Aubin-de- Blaye, y est exemplaire de la volonté de jouer local et environnemental dans l’emploi du bois à l’échelle d’un territoire.

Damien Gaillard, prescripteur bois (2) du Codefa, a rappelé les particularités de la Nouvelle- Aquitaine, première région française en termes de recherche et développement pour la filière. Parmi les points forts du développement régional de la construction bois, l’extension-surélévation.

Un choix politique

La communauté de communes de l’Estuaire se veut aménageur du territoire. Pour son président, Philippe Plisson, l’omniprésence du bois n’est «pas un hasard mais un choix». Démarche HQE, avec ou sans label comme à l’ALSH (3) centre de loisirs de Braud & Saint-Louis, une construction bioclimatique. Le bois est également très présent au centre de formation de Reignac, inauguré ce printemps, et dans la maison de santé intercommunale d’Étauliers. Les parois du futur pôle technique, à Reignac, seront, elles aussi, en structure bois, insiste l’élu. Le chantier d’extension de la pépinière hôtel d’entreprises de Saint-Aubin de Blaye, dans le Nord Gironde, résume tous les choix techniques de la CCE : photovoltaïque, géothermie, toiture végétalisée… et bois bien sûr. Le bâtiment se veut «aussi exemplaire que possible», souligne Philippe Plisson. L’ensemble mobilise 2,8 millions d’euros pour 1.360 m2, soit un peu plus de 2.000 euros/m2 pour une opération qui s’étend sur 15 mois.

L’image d’un bâtiment unique

L’agence «en milieu rural» Coco Architecture Dordogne a travaillé «avec des entreprises locales et des savoir-faire locaux», insiste Cédric Ramière. Le co-gérant de l’agence «croit à cette virtuosité de la table, du dialogue avec les artisans».

Le bâtiment, tout en longueur, associe une zone d’ateliers et une zone de bureaux séparées par une voie pompiers couverte de sorte que l’on a «l’image d’un seul et unique bâtiment». Il est visible depuis la route. C’est un choix. C’est aussi un choix de préserver la zone humide qui le longe et d’ouvrir une façade sur une zone nature, volontairement préservée.

La façade côté «nature» est dotée de brise-soleil. Ventilation naturelle, planchers béton pour l’inertie thermique, chauffage par géothermie assuré par un forage dans la zone naturelle, électricité fournie par le photovoltaïque en autoconsommation…, tous les choix font la part belle à l’économie d’énergie et aux énergies renouvelables. Le hall commun est travaillé «comme une rue» sur laquelle ouvrent les trois niveaux du bâtiment.

Beaucoup de douglas

Pour les façades, l’architecte a pris le parti d’une grande régularité et proposé une vêture en douglas «très présent dans la région, relativement abordable, avec une bonne adaptation aux intempéries». Il s’agit de douglas de Corrèze pour les épines de l’ossature bois et les bardages. Un saturateur de surface uniformise l’ensemble. Pour les ossatures bois, s’y ajoute de l’épicéa. Le mur rideau bois, en bas dubâtiment, est lui aussi en douglas «posé par un charpentier faute d’avoir trouvé une entreprise» susceptible de le faire  […]

Photo : L’extension de la pépinière hôtel d’entreprises de la Haute Gironde, à Saint- Aubin-de-Blaye, couvre près de 1.360 m2, en bordure d’un axe routier.

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