Lancement du CEP Bois : optimiser la formation

Le 5 février 2019
Jean-Marc Desmedt – Capeb, Carine Chevrier – DGEFP, Nicolas Douzain – FNB, Luc Charmasson – CSF Bois, Romain Canler – UICB, Anne Midavaine – Ameublement français, Thierry Ducros – UMB-FFB, Gaétan Nugues – FO, Olivier Hugon-Nicolas – UIPP. )

Le 17 janvier a eu lieu à Paris le lancement du Contrat d’études prospectives Bois en présence de représentants du Comité stratégique de la filière bois, du ministère du Travail et de différents organismes de la filière bois. L’objectif est d’analyser la situation actuelle et l’évolution des métiers, des compétences et des formations au regard des nombreux défis tant économiques que technologiques auxquels les entreprises devront faire face à court et moyen terme.
Au regard du contrat de filière bois signé le 16 novembre dernier, le CEP est l’outil “tronc commun” de la feuille de route d’adaptation des compétences. Il s’inscrit dans un contexte où la rapidité de l’évolution des métiers menace d’obsolescence les savoir-faire de nombreux actifs. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de déployer un effort important dans le cadre d’un plan d’investissement dans les compétences 2018-2022.
Le CEP couvrira les activités énumérées dans le champ d’application des conventions collectives nationales suivantes : travail mécanique du bois, des scieries, du négoce et de l’importation des bois ; scieries agricoles et exploitations forestières ; industrie des panneaux à base de bois ; bâtiment (ouvriers et cadres) ; menuiseries, charpentes et constructions industrialisées et portes planes ; fabrication de l’ameublement.
Le CEP est également appelé à constituer une occasion privilégiée de partage et de capitalisation interbranches. Anne Midavaine, référente emploi-formation-compétence pour le CSF Bois et présidente de la CPNE Ameublement, souligne à ce propos que l’une des vocations de ce contrat d’études prospectives est d’envisager une transversalité possible entre les différents métiers de la filière bois. Celle qui par ailleurs fait partie de la Commission supérieure pour l’égalité homme/femmes en milieu professionnel souhaite contribuer à l’évolution des mentalités. Si parler de parité serait ambitieux, il est vrai que certains métiers, envisagés à travers le prisme de l’innovation et notamment du numérique, peuvent être aussi bien occupés par des femmes que des hommes. Conférer plus d’attractivité aux métiers en question constitue plus que jamais une priorité, en valorisant leur contenu en regard de problématiques d’avenir telles que le développement durable, ou en permettant à la filière bois d’optimiser son attractivité auprès des jeunes dans le cadre d’événements comme le Mondial des métiers, ou les Jeux olympiques 2024. “Il y a un gros travail à faire sur l’apprentissage ainsi que les gens en 2e phase de vie, pour qui la filière forêt bois peut constituer l’opportunité de se recycler en prenant un nouveau départ”, estime Anne Midavaine.
Une première phase consistera à établir une cartographie des différents métiers, en vue de faire évoluer les formations en concertation à la fois avec les chefs d’entreprises et les partenaires sociaux. Et pourquoi pas rétablir un lien intergénérationnel : “Je voudrais que les gens, en entrant dans un atelier ou une forêt, déclarent spontanément : “Ça me rappelle mon grand-père”, témoigne Anne Midavaine.
La phase initiale d’identification, qui devrait s’achever au printemps, sera suivie de diverses actions, qui restent aujourd’hui à définir.

Photo : Jean-Marc Desmedt – Capeb, Carine Chevrier – DGEFP, Nicolas Douzain – FNB, Luc Charmasson – CSF Bois, Romain Canler – UICB, Anne Midavaine – Ameublement français, Thierry Ducros – UMB-FFB, Gaétan Nugues – FO, Olivier Hugon-Nicolas – UIPP. )
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