Label UE : nouveau cahier des charges pour renforcer la traçabilité des bois

Le 11 septembre 2018

Une nouvelle version du cahier des charges du Label UE relatif à la commercialisation des grumes de chêne a été validée par le bureau de l’APECF et par le conseil d’administration de l’ONF. En vigueur dès à présent, elle souhaite permettre un renfort de la traçabilité des entreprises et encourager les démarches volontaires d’adhésion au label des propriétaires privés.

Créé il y a trois ans pour réguler le départ des grumes de chêne non transformées à l’exportation et permettre aux acteurs labellisés d’avoir un accès privilégié à la ressource issue des forêts françaises, le label Transformation UE vient de faire l’objet d’une révision de son cahier des charges. La nouvelle version a été validée le 28 juin par le bureau de l’Association pour la promotion et l’emploi des chênes et des feuillus français (APECF) et par le conseil d’administration de l’Office national des forêts. “Face à un marché mondial de bois d’œuvre de chêne très concurrentiel sur la matière première, l’objectif partagé est de favoriser la conservation d’un patrimoine et d’une filière sur nos territoires grâce à une valorisation locale de la ressource des forêts françaises”, explique l’APECF. “50% des adhérents du Label UE sont des PME ou des TPE” précise Nicolas Douzain, délégué général de la Fédération nationale du bois.

Dans cette nouvelle version du dispositif, le travail de concertation entre l’ONF, l’APECF et le ministère de l’Agriculture a abouti à une homogénéisation des cahiers des charges ONF et APECF. Les principales modifications visent à renforcer la traçabilité des bois. D’une part, les adhérents au Label UE ne pourront revendre les bois ronds de chêne qu’aux entreprises elles-mêmes adhérentes ou inscrites sur la liste complémentaire des « acheteurs-transformateurs ». D’autre part, la définition juridique des entités liées à l’entreprise déclarante a été reformulée.

Elle englobe l’ensemble de la cartographie de l’entreprise déclarante dont chaque entité s’engage à respecter la charte du label. L’APECF précise que les SCI et les groupements forestiers ne sont pas 4 – Le Bois International – samedis 1er et 8 septembre 2018 couverts par cette définition, et que la déclaration doit se concentrer sur les entités couvrant une activité de flux de bois ronds. “C’est bien en assurant cette traçabilité, de la vente à la première transformation de bois d’œuvre de chêne, que le Label UE garantit au propriétaire le libre choix de favoriser les entreprises locales à partir de la ressource qu’il commercialise”, souligne l’APECF.

L’association souhaite donc encourager les propriétaires privés détenteurs de ressource en chêne à participer volontairement au label. “Depuis sa création, l’adhésion au Label UE relève d’une démarche volontaire”, explique Nicolas Douzain. “Nous savons que de nombreux propriétaires forestiers expriment le souhait de voir leurs bois valorisés localement.

Nous souhaitons donc que chacun d’eux ait la possibilité de décider ce qu’il veut faire, c’est pourquoi l’APECF mettra tout en œuvre pour accompagner dans leur démarche ceux qui souhaitent adhérer au label.”

L’APECF indique que la nouvelle version du cahier des charges du Label UE entre en vigueur dès ce mois de septembre. Elle précise que la diffusion de cette nouvelle version a permis l’arrivée de 6 nouveaux adhérents, dont 3 exploitants forestiers et 3 entreprises de 1re transformation et qu’un groupement forestier de dimension nationale a pris la décision de proposer à ses adhérents de s’engager volontairement dans le label en mettant en vente des lots de bois d’œuvre de chêne labellisés.