La menuiserie Lerat fait le pari du numérique

Le 2 novembre 2018

En s’équipant d’un centre d’usinage à commande numérique SCM Morbidelli M100, la menuiserie Lerat, sise à Saint-Saëns, en Seine-Maritime, a choisi le numérique pour accompagner les changements à venir à la tête de la société. Découverte d’une entreprise pour qui famille et tradition riment aussi avec enthousiasme et technologie.

Si on lui avait dit en 1980 à quoi ressemblerait sa menuiserie en 2018, Daniel Lerat aurait sans aucun doute pris son interlocuteur pour un fou : loin de lui l’idée de ne pas croire en sa bonne étoile, bien au contraire, mais force est de reconnaître que le gouffre entre les conditions de départ de l’activité et la situation de l’entreprise aujourd’hui laisserait plus d’un entrepreneur incrédule. Quand il démarre son affaire en 1980 suite à un licenciement, c’est dans la cave d’un ami équipé d’un combiné qu’il façonne ses premières armoires rustiques, et dans sa cuisine la nuit qu’il vernit et sèche (grâce au fuel domestique) les pièces fabriquées pendant la journée. Autant dire qu’on est à l’époque très loin d’imaginer un investissement de 130.000 euros pour un centre numérique !

De la tradition et du développement…

Au départ, l’ambition est simple : fabriquer d’abord du meuble rustique haut-degamme, de l’armoire et de la cuisine principalement, pour une clientèle locale. Pendant trois hivers, et avec les moyens du bord décrits ci-dessus, Daniel Lerat développe ses produits, usinant la journée, et ramenant les pièces le soir au domicile familial. C’est à cette période que les relations avec SCM démarrent : le commercial de l’époque, M. Duval, vient à la rencontre du menuisier qui commence par lui acheter une toupie, bientôt suivie d’une dégauchisseuse alors qu’un ruban sera acquis par ailleurs chez un autre fabricant. Quelques années passent, les affaires augmentent tant et si bien qu’un magasin voit le jour. “Trop beau” soupire rétrospectivement Daniel Lerat à l’évocation de ce premier bébé, “lors de la première journée, nous avions déjà pris un an de commandes en chiffre d’affaires !” Le rustique et l’armoire normande sont alors très populaires et l’entreprise se voit dans l’obligation d’embaucher : la menuiserie comptera ainsi à cette période près de 18 personnes, dont cinq sculpteurs, trois à l’atelier et deux à domicile.

Lire la suite dans notre édition rouge N°36 …