Jean-Marc Giacobetti, artisan menuisier convaincu par la CN depuis 15 ans

Le 24 septembre 2020

Avec sa compagne Francine Laborde, le Niçois Jean-Marc Giacobetti opère dans l’atelier de la menuiserie familiale qu’il a repris en 1995. Pour répondre aux demandes souvent très techniques et haut de gamme de ses clients, il a fait le choix de s’équiper en commandes numériques et en équipements modernes très sophistiqués. Rencontre avec un artisan qui va de l’avant.

Qui a dit que les métiers du bois, notamment ceux exercés à niveau artisanal, souffraient d’un retard en équipements haute technologie ? La réalité n’est évidemment pas aussi schématique. Une rencontre avec Jean-Marc Giacobetti permet d’ailleurs de lever beaucoup de fausses idées à ce sujet et surtout celles qui laisseraient croire que l’artisan du bois vit encore dans le monde de grand- papa.

Pour trouver ce personnage féru de high tech, il faut se déplacer sur la «French Riviera», et plus précisément dans une des vallées maintenant fortement urbanisées de l’arrière-pays niçois. L’atelier en question ne paie pas de mine. Mais le déplacement réserve quelques surprises car Jean- Marc Giacobetti, qui se revendique artisan traditionnel – dans toute la noblesse du terme –, ne renonce ni à son héritage familial, ni à son penchant pour l’innovation.

Le Niçois est en effet issu d’une lignée où le savoir-faire manuel était presque érigé en dogme. «Dans les années 1970, mon père Paul était sans doute un des derniers bâtonniers artisans de France.» On s’interroge sur ce terme de bâtonnier. A priori, rien à voir avec le représentant de l’ordre des avocats. En apparence du moins, car le barreau – palissade séparant les plaideurs des juges –, était constitué de bâtons de bois. Le lien de parenté est donc établi entre celui qui fabriquait l’objet et celui qui s’y appuyait pour soutenir sa plaidoirie.

La vision en 3D

Après avoir fait ses armes sous la direction de son père, Jean-Marc Giacobetti reprend l’affaire familiale en 1995. «Pendant toute ma jeunesse, j’ai baigné dans les copeaux de bois de l’atelier de mes parents. Cela me paraissait tout naturel de leur succéder. Au cours de ma formation, j’ai obtenu un CAP d‘ébéniste, mais le métier, c’est véritable- ment auprès de mon père que je l’ai appris», insiste l’artisan niçois […]

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