Forêt-bois / La nouvelle édition d’Euroforest mettra l’accent sur l’innovation

Le 18 janvier 2018

La 7e édition du salon Euroforest se tiendra les 21, 22 et 23 juin à Saint-Bonnet-de-Joux, en Saône-et-Loire. La conférence de presse de présentation du salon, dernière ligne droite avant la manifestation, se tenait à Paris le 9 janvier.

Six mois avant l’ouverture du salon Euroforest, programmé les 21, 22 et 23 juin à Saint-Bonnet-de-Joux (71), les organisateurs attendent 40.000 visiteurs et 20% d’exposants en plus par rapport à 2014, avec des surfaces réservées plus grandes en moyenne, sur un circuit plus compact pour faciliter la visite. Euroforest s’affiche désormais comme le troisième salon européen de la filière forêt-bois, derrière Elmia en Suède et KWF en Allemagne. «En pleine nature» et au cœur de la ressource, il se veut aussi une occasion de réconcilier le grand public avec les réalités de la gestion forestière.

Une vitrine de l’ensemble de la filière

Euroforest sera avant tout un lieu d’échanges privilégié entre tous les acteurs professionnels de la forêt, de l’exploitation, et de la transformation du bois. Toute la filière sera présente a rappelé Richard Lachèze, directeur du salon. Cette année, l’événement s’ouvrira encore plus aux acteurs du bois-énergie et pour la première fois à ceux de la construction bois et de l’agroforesterie. Euroforest sera aussi l’occasion de faire passer au grand public le message que la forêt est gérée durablement et à l’origine d’une économie dynamique source de 400.000 emplois, principalement répartis en milieu rural. Pour Gérard Napias, président de la Fédération nationale entrepreneurs des territoires, qui déplore les critiques que subissent trop souvent les entrepreneurs quand ils exploitent («mais ne sont pas félicités quand ils reboisent» !), il faut absolument faire connaître au public, et surtout aux jeunes, le métier d’exploitant, et porter le message jusque dans les écoles. La filière source d’emplois est aussi un thème cher au président de Fransylva, Antoine d’Amécourt, qui veut à l’occasion d’Euroforest rappeler que la forêt pourrait employer beaucoup plus de personnes qu’actuellement, «un emploi pour 1.000 ha» selon lui. La filière source d’emplois est aussi la conviction de Josiane Corneloup, députée de 2e la circonscription de Saône-et-Loire (LR) pour qui la forêt et le bois sont sources de développement des territoires. La députée apprécie aussi l’occasion que représente Euroforest de montrer au public que la forêt se gère, qu’elle contribue à la qualité de l’environnement, en un mot, qu’il faut la respecter.

Le comité de pilotage du salon «dont les réunions en amont du salon ont constitué aussi des moments d’échanges», comme s’en est félicité Jean-Philippe Bazot, président de l’interprofession Fibois, a retenu cinq grands axes privilégiés pour le salon 2018 qui seront valorisés lors de la communication autour du salon et développés par les exposants tout au long de la manifestation : la promotion des métiers et les formations ; la prévention et la sécurité ; les apports de la gestion forestière à l’environnement et au développement local ; les innovations ; la promotion des territoires et de leurs produits.

L’innovation en lumière

Mais le grand thème du salon sera indéniablement l’innovation, un sujet «au cœur des préoccupations de la filière», a rappelé Cyril Le Picard, président de France bois forêt et de l’Union des coopératives forestières françaises, et qui s’est félicité de la synergie du salon avec la campagne de communication de France bois forêt, «Pour moi, c’est le bois», dont les premiers spots radio et télévision débuteront en février.

Pour les organisateurs d’Euroforest aussi, l’innovation est essentielle, eux qui ont lancé en 2016 un salon entièrement dédié à ce thème, le salon ForestInnov, vitrine de la modernité de la filière. A Euroforest, l’innovation dans tous les secteurs de la filière, techniques de l’information, géolocalisation, connectivité, sécurité, valorisations industrielles du bois, sera valorisée sous forme d’un «parcours d’innovation» dans les stands. C’est aussi le message que le gouvernement, représenté par Patrick Falcone, adjoint au directeur général de l’ONF, veut faire passer : «La filière forêt bois est tournée vers l’avenir, la modernité, et la technicité».

Plusieurs innovations seront présentées pour la première fois lors du salon, notamment dans le domaine du bûcheronnage, la diminution de la portance au sol des machines d’exploitation et de débardage, et les nouvelles tendances dans les techniques du reboisement, que les visiteurs pourront découvrir.

Un salon plus compact et plus sécurisé

La réduction du parcours complet de 3,7 km à 2, 5 km permettra aux visiteurs de revenir plus facilement sur leurs pas et d’assister aux démonstrations sans s’inquiéter des distances. Les démonstrations de matériel seront nombreuses mais pour des raisons de sécurité, il n’y aura pas d’abattage d’arbres et les démonstrations de débardage se feront dans un parc isolé et sécurisé. De nombreuses démonstrations avec des simulateurs seront en revanche proposées dans les stands. Les organisateurs, qui ont tiré les enseignements de l’édition 2010 où une pluie torrentielle avait transformé les allées du salon en boue, ont veillé à la bonne circulation du public et des engins par tout temps. Ils espèrent donc que cette édition sera un grand moment de la filière, en concordance avec la campagne de communication «Pour moi c’est le bois».