Fenêtre à verre collé sur châssis bois : FCBA lance l’AMI Lumivec

Le 23 octobre 2018

Après différentes études sur la faisabilité technique du vitrage collé sur support bois et la mise en oeuvre de fenêtres sur un chantier-pilote, l’institut technologique FCBA, en collaboration avec le SFJF (Syndicat français joint façade) et l’entreprise Ginger CEBTP, souhaite transférer cette technologie aux fabricants et concepteurs français de menuiseries extérieures, ainsi qu’à leurs partenaires industriels à l’horizon 2019-2020. FCBA présentera notamment ce concept à l’occasion de la prochaine édition d’Artibat, qui aura lieu du 24 au 26 octobre.

Lumivec a été sélectionné comme Coup de coeur de jury du salon Artibat parmi 72 candidatures. Notons qu’une présentation plus détaillée de l’AMI sera ainsi réalisée à l’occasion du salon, sur le stand de FCBA (hall 4A28).

Le but de Lumivec, pour rappel, est de montrer aux professionnels que la technique du vitrage structurel sur châssis bois est envisageable et permet des performances optimales ainsi qu’une nouvelle esthétique*.

Le concept, qui avait déjà été présenté par Marc Sigrist, ingénieur menuiserie appartenant à FCBA, à l’occasion d’un voyage d’études organisé fin 2017 par le fabricant d’outillage Oertli, l’a été à nouveau dans le cadre d’une journée technique sur le thème de la menuiserie extérieure, qui a eu lieu à Paris le 9 octobre.

Le concept s’adresse à l’ensemble des fabricants de fenêtres bois et mixtes. “Suite à des études réalisées, Lumivec a été mis en oeuvre récemment pour la première fois sur un chantier réalisé en Nouvelle-Aquitaine, et plus précisément à Mérignac (33)”.

C’est l’entreprise de menuiserie Nieto, implantée depuis 1990 à Floirac (33) dans la banlieue bordelaise, qui s’est chargée de la réalisation des menuiseries. “L’intérêt de ce chantier, en particulier, est de démontrer la possibilité d’adapter le concept Lumivec à différents types d’ouverture, que ce soit à l’italienne, à coulissants à déboîtement, à oscillo-battants ou dans le cas de portes d’entrée”, souligne Marc Sigrist.

Lumivec est labellisé par le pôle de compétitivité Xylofutur et les études techniques ont eu le soutien financier du Codifab et du conseil régional Nouvelle-Aquitaine.

Faisabilité technique avérée

“Il existe à présent une faisabilité technique avérée suite aux études Codifab réalisées depuis 2013. La logique est de proposer aux fabricants un transfert de technologie, ainsi qu’un accompagnement de la mise en oeuvre de cette technologie.” L’appel à manifestation d’intérêt lancé aujourd’hui par FCBA propose aux fabricants de menuiseries de se déclarer jusqu’au 31 décembre prochain. “Nous nous réunirons ensuite durant le premier trimestre 2019 avec les entreprises intéressées. Il est important de préciser, à ce propos, que répondre à cet AMI n’engage à rien pour les entreprises, et n’implique aucun frais !”, souligne Marc Sigrist. “

En vue de mettre en oeuvre le concept Lumivec”, explique-t-il, “une entreprise a le choix entre deux possibilités : elle peut soit sous-traiter l’opération, soit la prendre en charge elle-même, cela impliquant d’acquérir les compétences et le matériel afférents. Dans le premier cas, elle peut donc faire appel à un prestataire de collage habilité. Dans le cadre de l’AMI, il est d’ailleurs prévu que FCBA se charge d’aller voir ces spécialistes, en vue de leur présenter le concept.

Dans le second cas, FCBA se chargera d’aider les menuisiers désireux d’intégrer le concept à leur production interne, en vue notamment d’établir un cahier des charges relatif à la qualité du collage. En plus du savoir-faire, il faut dans ce cas acquérir un équipement, équivalant à un investissement variable en fonction du type de collage souhaité. Notre institut, pour tout cela, propose un accompagnement sur-mesure.

Le SFJF, qui porte la certification SNJF, travaille avec FCBA afin certifier les mastics de colle sur supports bois, mastics évalués par le laboratoire du CEBTP”.