Enquête sur la perception de la forêt en Nouvelle-Aquitaine

Le 26 octobre 2020

Fibois Nouvelle-Aquitaine a confié à l’institut d’études Cohda la réalisation en juin 2020 d’une enquête d’opinion auprès d’un millier de répondants de la région, avec pour objectif de mieux appréhender la perception de la récolte des bois en forêt pour adapter la communication de l’interprofession à destination du grand public. Les résultats ont été présentés début octobre. 30 questions ont été posées touchant à la représentation spontanée et au rapport personnel à la forêt, à la connaissance objective de la forêt, à la gestion durable et aux labels, à la perception subjective de la forêt, et à la communication.
Pour 93% des répondants, la forêt joue avant tout un rôle environnemental (amélioration de la qualité de l’air ou de l’eau) et en faveur de la biodiversité. Alors qu’en Nouvelle-Aquitaine la forêt appartient à 91% à des propriétaires forestiers privés, pour 87% des répondants, la forêt est un bien commun. 6% d’entre eux pensent que la surface de la forêt aurait baissé d’environ 10% en France ces 30 dernières années, alors qu’elle est passée de 14 à 17 millions d’ha, soit + 20% sur cette même période, indique Fibois Nouvelle-Aquitaine.
Seulement 4% d’entre eux pensent spontanément à la mission de production que remplit la forêt, alors qu’ils sont 76% à utiliser le bois comme matériau au quotidien. 95% des répondants se disent attachés (40%) ou très attachés (55%) à leur forêt et au matériau bois local. 84% déclarent être sensibles au bois français, local ou régional et 49% se disent prêts à le payer plus cher le cas échéant.
Concernant la gestion même de la forêt, 87% des répondants déclarent être sensibles à cette question, et 44% des répondants sont contre son exploitation, considérant que la forêt n’a pas besoin de l’homme. Par ailleurs, d’après les résultats de l’étude, si la plantation et le bois-énergie sont des notions bien perçues par les répondants, qui comprennent également le principe de mécanisation, la coupe rase (pourtant réglementée) elle, est moins acceptée par le grand public (60% d’avis défavorables). Seuls 29% considèrent être (bien) informés des activités et pratiques liées à la sylviculture (exploitation des forêts). Ce que corroborent les résultats du quizz intégré à l’enquête qui tente de percer la connaissance objective des répondants sur la filière. Seuls 22% ont en effet répondu correctement à plus de la moitié des questions proposées.
L’interprofession a conclu qu’un effort conséquent de pédagogie doit être porté sur les messages à transmettre, notamment sur le rôle des forêts, la réglementation des coupes, les pratiques de travaux forestiers, le lien entre la forêt (arbre) et le matériau bois, etc.

Photo : Frédéric Hermann