Cinq diplômés de l’ESB témoignent

Le 8 janvier 2019
L’ESB avait donné rendez-vous à ses 145 nouveaux diplômés, le temps d’une soirée de gala.

Le 8 décembre, l’Ecole supérieure du bois de Nantes a distingué 81 étudiants avec un titre d’ingénieur. Entrés sur le marché du travail au mois d’août dernier, ils emploient désormais les compétences acquises au cours de leur formation dans des secteurs divers. Cinq étudiants membres de cette 82e promotion d’ingénieurs de l’ESB témoignent de leurs parcours et de leur insertion professionnelle.
La connaissance du matériau déve­loppée par les étudiants de l’ESB leur permet d’intégrer de nombreux domaines et de collaborer avec des acteurs variés. Morgane Thebault, 22 ans, spécialisée dans la construction (le premier domaine d’insertion professionnelle des élèves de l’école), explique : “Dans la continuité de mon stage de fin d’études, j’ai été engagée au sein d’ICM Structure, un bureau d’études spécialisé dans les constructions mixtes et en particulier le bois. J’occupe le poste d’ingénieur structure bois. Nous accompagnons des entreprises et des architectes dans la conception et la construction de bâtiments. Je contribue au dimension­nement des structures bois afin que les bâtiments pour lesquels nous apportons notre collaboration soient stables dans le temps. Je réalise aussi parfois des diagnostics sur des bâtiments anciens, dégradés ou non, afin de faciliter leur réhabilitation”.
Adrià Begiristain Baixas, 28 ans, spécialisé en logistique et production, a quant à lui appris à “toucher” le bois à travers l’art : “J’ai commencé à m’intéresser au matériau bois à travers la sculpture et j’ai décidé de m’engager dans une démarche de reconversion professionnelle. Je me suis mis en quête d’une formation d’ingénieur, dans la continuité de mon cursus scolaire initial mais en lien avec le bois, cette fois. Un stage au sein de la compagnie La Machine à Nantes m’a permis de découvrir un univers un peu différent de l’industrie : l’art et l’artisanat. Dans la continuité de ce stage, j’ai intégré la Compagnie en tant qu’ingénieur de bureau d’études. J’y interviens sur l’habillage en bois des créatures gigantesques qui prennent vie grâce à un travail collaboratif entre artistes et ingénieurs. J’ai notamment
participé à la création du Dragon de mer, une machine de 26 mètres de long qui sera exposée à Calais fin 2019”, précise-t-il.
A travers le travail du bois, les étudiants développent des compétences transpo­sables et recherchées dans de nombreux secteurs, dont celui du luxe : “J’ai intégré l’Ecole supérieure du bois après un DUT” explique Emma Charrondière, 24 ans, qui a suivi son parcours d’ingénieur par la voie de l’apprentissage avec une spécialisation en innovation et conception industrielle. “Durant trois ans, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon apprentissage au sein du groupe Faurecia qui produit des équipements destinés aux constructeurs automobiles. J’ai validé mon diplôme d’ingénieur en août et, depuis mi-novembre, je suis engagée en tant que responsable qualité & méthodes chez Protec Decors. Nous réalisons des revêtements métalliques pour des clients haut de gamme et luxe. Je suis en charge du contrôle qualité, des retours de non conformité, des relations avec les clients et du service après-vente.”

Ouverture à l’international

“Dans le cadre de ma formation à l’ESB, j’ai répondu à une offre de stage de l’entreprise Saint-Gobain, que j’avais repérée via l’école”, explique à son tour Vincent Rémy, 23 ans, spécialisé en négoce et commerce international. “Au cours de cette expérience, j’ai intégré DMBP, une filiale du groupe, dans la continuité de mon stage. DMBP est un distributeur spécialisé dans le bois qui regroupe diverses enseignes, dont Dispano. J’y occupe désormais le poste de chef de produits marketing pour des équipements liés à l’aménagement extérieur et au revêtement intérieur de maisons et de bâtiments. Je participe au choix des gammes de produits que nous proposons aux clients, aux négociations avec les fournisseurs ou encore à la formation des équipes. À l’ESB, j’ai acquis une véritable connaissance du
matériau bois, des process de fabrication, des acteurs du marché, des produits, ce qui m’est indispensable aujourd’hui. J’ai ainsi eu la chance d’étudier le commerce en Finlande et de me construire une expérience en marketing qui a beaucoup compté lors de mon embauche.”
Ce sont, en moyenne, 15% des jeunes diplômés de l’ESB qui exercent leur métier à l’international. Mathieu Moulier, 24 ans, qui avait opté pour un parcours de deux années à l’ESB complété d’une année à l’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie, nourrissait dès le départ une ambition à l’international : “Après un DUT génie civil et construction durable au cours duquel j’avais l’habitude de travailler au contact du béton et de l’acier, j’ai appris à faire connaissance avec le bois au sein de l’ESB. J’ai rapidement été séduit par ce matériau noble, durable, adaptable qui n’est pas assez mis en valeur dans le secteur de la construction. Intégrer l’ESB s’est imposé comme une évidence. Au cours de ma formation d’ingénieur, j’ai retrouvé toutes les caractéristiques que je cherchais : l’atmosphère familiale, la dimension environnementale, le management de projet et surtout l’ouverture à l’international. En mars dernier, j’ai intégré l’entreprise EDM USA Inc. basée à New-York qui est une filiale du groupe français Mériguet-Carrere, dans le cadre d’un stage de fin d’études. J’y ai fait connaissance avec un autre matériau prestigieux : le marbre. Je suis toujours à New-York aujourd’hui où j’ai été recruté en tant que chef de projets”.
Autant de parcours illustrant les propos de Claudine Josso, marraine de la promotion 82 et directrice générale de l’entreprise familiale du même nom fondée en 1910, en préambule de cette remise des diplômes. Dans son discours d’introduction, elle a ainsi salué la capacité d’adaptation des nouveaux ingénieurs, soulignant en outre les défis auxquels ils sont confrontés : “Les entreprises, celles du bois mais également bien au-delà, ont besoin de vous pour leur développement. Elles ont besoin de trouver de nouveaux talents, d’acteurs neufs, qui vont les interroger, qui sauront être apporteurs d’idées, être inventeurs de solutions parfois, être aussi releveurs de défis. Ces qualités, vous les avez tous !”

(Source : ESB)

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