Biesse France parraine l’Ensam

Le 18 février 2020
Laurent Maziès, gérant de Biesse, reçoit des mains des élèves de l’Ensam un cadeau qu’ils ont eux-mêmes réalisé.

Le 18 janvier, une délégation de dix élèves de l’Ensam (École supérieure des arts et métiers) de Cluny, en 3e année option expertise bois, étaient en visite au siège de Biesse France, qui cette année parraine l’école d’ingénieur. Une occasion pour les élèves présents de mieux découvrir l’histoire et l’actualité du spécialiste italien du travail du bois, qui continue de renforcer ses liens avec les établissements de formation de la filière.

Dans l’usine intelligente de demain, chaque composé devra être tracé et identifiable, afin de générer un retour automatique d’informations, et par-delà des statistiques relatives au processus d’usinage», expliquait en préambule à la journée Laurent Maziès, gérant de Biesse France.

Il présentait le groupe et sa philosophie aux élèves, insistant sur le fait que son entreprise a pour vocation d’être un partenaire à part entière pour les utilisateurs de la 2e transformation : «Le développement de nos logiciels, en particulier, est basé sur une observation quotidienne du travail de nos clients, l’objectif étant de passer du «made in Biesse», au «made with Biesse», résume-t-il. Le groupe italien a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires se montant à 740 millions d’euros, en progression de 472 millions d’euros par rapport à 2009, avec 83% des ventes s’effectuant à l’export.

Biesse a en l’occurrence vendu un centre d’usinage 5 axes Rover A à l’Ensam de Cluny, sur lequel des élèves de deuxième année ont par exemple effectué les découpes en vue de la réalisation d’une table de CLT en chêne, ainsi que quatre bancs également en chêne, pour un tennis club. L’Ensam, école d’ingénieur généraliste, a pour rappel intégré le domaine du bois à son offre de formation depuis déjà 1984.

Quant au parrainage, il constitue pour l’Ensam «un moyen de communiquer, et une opportunité pour les élèves de trouver des stages, voire d’être embauchés», ainsi que le précise Robert Collet, responsable du laboratoire Matériau et usinage du bois à l’Ensam. «Dans le cas d’Ossabois (spécialiste de la construction en bois et hors site, NDLR), parrain en 2017, c’est l’entreprise de transformation elle-même qui a recruté certains de nos élèves, et se montrait en outre intéressée pour en embaucher encore bien davantage», ajoute-t-il, rappelant au passage une préoccupation majeure des entreprises de la filière bois à l’heure actuelle, à savoir la difficulté à recruter du personnel qualifié.

Le chiffre : 1 100

C’est le nombre d’élèves total que compte l’Ensam, répartis sur 8 campus, avec 48 élèves divisés en deux groupes suivant une option bois en 1re et 2e année, et entre 10 et 15 élèves en moyenne choisissant une expertise bois en 3e année.

Photo : Laurent Maziès, gérant de Biesse, reçoit des mains des élèves de l’Ensam un cadeau qu’ils ont eux-mêmes réalisé.

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