Recevoir la newsletter

Magazine

Aux ventes ONF / L’Isère, reflet de Rhône-Alpes : plus de 44% d’invendus

Image

C’est à Allevard-les-Bains, en Isère, que s’est déroulée le 23 juin la dernière des quatre ventes publiques organisées par l’ONF en Rhône-Alpes. Le cahier proposé était assez copieux, avec notamment 45.000 m3 de résineux, (dont presque 20.000 m3 d’épicéas et plus de 24.000 m3 de sapins), et quasiment 15.000 m3 de feuillus, le tout réparti en 99 lots (14 de feuillus, 58 de résineux très majoritaires, 27 de mélanges), 27 de ces lots étant des invendus de ventes précédentes.
Les trois premières ventes régionales avaient témoigné d’un marché calme, sur les résineux notamment, avec des proportions d’invendus comprises entre 40 et 50%. La vente de l’Isère a confirmé cette tendance avec un taux d’invendus en volume de plus de 44% et une demande peu pressante, attestée par la faible moyenne de 3 offres par lot proposé, qui monte à 3,65 pour les seuls lots vendus, alors que 8 lots n’ont fait l’objet d’aucune offre. Plus finement, le sapin, majoritaire dans l’offre, est toujours moins prisé que l’épicéa avec un taux d’invendus de 56%, contre 26% à l’épicéa.
Au niveau des prix, là encore, de la retenue : concernant les résineux, un plafond à 61 € (sous écorce) pour de l’épicéa d’Autrans (Bois du Dauphiné), suivi par 5 lots entre 50 et 58 € pour de l’épicéa très majoritaire, un lot de douglas à 54 € (Monnet Sève à Chatonnay), 16 lots compris entre 40 et 50 €, et le solde des résineux (19 lots), à moins de 40 €. On peut estimer le prix moyen du résineux vendu à un peu plus de 41 €/m3, ce qui correspond à une baisse de 4 €/m3 par rapport à la vente homologue de 2015, baisse principalement attribuable au sapin.
Pour les feuillus, le pourcentage d’invendus est encore plus élevé avec un taux de 56,6%, bien supérieur à celui de l’an dernier (26,5%). Le hêtre s’est vendu entre 18 (Fayard à Malleval) et 22 €/m3 (Bellier-Belistand en forêt des Coulmes). Le taillis a tiré son épingle du jeu : les quatre coupes de taillis de châtaigniers ou robiniers ont été vendues, à des prix toutefois peu élevés, de 6 à 13 €/m3. Les invendus ici sont principalement le fait de hêtres, très présents en mélange dans les sapinières et pessières des forêts alpines.
La baisse des cours se lit aussi dans la recette de la vente, qui n’a pas dépassé le million d’euros. L’ONF, aux plans économique et sylvicole, pourra cependant se réjouir d’avoir vendu plus de la moitié (14) des 27 lots remis en vente à cette occasion. Mais les forts taux d’invendus qui se répètent peuvent faire craindre une capitalisation des bois sur pied, et, conséquemment, un décalage accru entre l’offre (de plus gros bois) et la demande (de moins gros bois). Les acheteurs, eux, ne semblent pas être en surchauffe : ils adaptent leurs achats à une activité qui leur apparaît capricieuse en ce début d’été. Et ils ont jusqu’au 3 juillet pour faire de nouvelles offres à l’Office sur les lots invendus.

De notre correspondant
R. Desbois

 

Exploitation forestière

S'abonner
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?

Contactez le service client abonnements@info6tm.com - 01.40.05.23.15