Adivbois / 24 sites sélectionnés pour recevoir les «Immeubles à vivre bois»

Le 3 novembre 2016

La liste des lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) «Immeubles à vivre bois» a été rendue publique le 17 octobre dernier à Paris, au Pavillon de l’Arsenal, en présence de tous les partenaires de ce programme. 24 sites lauréats ont été présentés et 12 projets déjà lancés viennent rejoindre la démarche «Immeuble à vivre bois» en tant que partenaires, afin de bénéficier des avancées développées dans le cadre des actions Adivbois. Parmi les sites lauréats, 9 sites intègrent le cadre du concours Puca avec un jury national et 15 sites intègrent le cadre d’un jury local.

Adivbois, l’association pour le développement des Immeubles à vivre bois, lançait le 7 juin dernier un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en présence des ministres Stéphane Le Foll et Emmanuelle Cosse. Il devait permettre d’identifier les sites susceptibles d’accueillir de futurs immeubles de grande hauteur construits en bois.

Le succès rencontré a été tel que le choix entre les 28 projets proposés, portés par des collectivités territoriales ou des promoteurs privés, s’est avéré délicat. Au final, Adivbois a choisi de retenir 9 sites dans le cadre du concours national, piloté par le Puca (lire le zoom : «Le montage du Plan «Immeubles à vivre en bois»), et 15 sites s’inscrivant dans une démarche de concours local en partenariat avec Adivbois. Au total, ce sont dont 24 sites qui ont été sélectionnés afin de recevoir les futurs Immeubles à vivre bois. «Ce succès de l’AMI et l’engouement autour des Immeubles à vivre bois révèlent une véritable attente du marché» s’est félicité Frank Mathis, président d’Adivbois.

12 projets par ailleurs déjà en cours de réalisation ont souhaité rallier la démarche de l’AMI afin de bénéficier de l’ensemble des ressources, études et expertises qui accompagneront les maîtres d’ouvrage. Si on les ajoute aux résultats de l’AMI Dynamic bois, ce sont donc 36 projets de construction bois en hauteur qui verront le jour prochainement, faisant faire un bond à la crédibilité de la construction bois.

11 niveaux en moyenne

Les 24 projets lauréats sont portés pour les deux tiers par des acteurs publics (villes, syndicats de communes ou d’agglomérations, office HLM…) et pour un tiers par des acteurs privés (promoteurs immobiliers, aménageur, chambre d’agriculture pour l’un…). Douze régions métropolitaines sont concernées.

Ces projets s’inscrivent dans des démarches très variées, avec souvent une programmation mixte (logements ou bureaux plus commerces et services en RDC). Ils proposent au total 18 immeubles de logements (soit 1.600 logements), 4 immeubles de bureaux, une école d’enseignement supérieur, et un hôtel.

La hauteur moyenne des projets est de 11 niveaux avec un record de 16 niveaux (50 m !) pour l’un des projets, celui de la ZAC Paris rive gauche (120 logements et 1.000 m2 de commerces).

Plusieurs des futurs maîtres d’ouvrages étaient venus témoigner au Pavillon de l’Arsenal de leurs motivations pour la démarche «Immeubles à vivre en bois». Des motivations variées, allant de l’intérêt d’un tel projet pour redonner une dynamique à une ville (comme à Saint-Etienne), conforter une image «nature» (Strasbourg), ou «bois» (Angers), à des considérations plus pragmatiques portées par des aménageurs privés désireux d’explorer toujours plus les atouts du bois en termes de construction en zone dense. À noter dans les quinze projets «locaux», la construction hautement symbolique pour la filière du nouveau siège de l’ONF à Paris.

Nathalie Jaupart-Chourrout