Sommaire
1 Edito, par Sylvain BORDEBEURE (Ademe)
2 L’animateur bois-énergie : à l’interface
des milieux de la forêt et du bois et de l’énergie
3 Organisation territoriale de l’animation bois-énergie
4 Eclairages régionaux
- Quercy énergies (Lot / Midi-Pyrénées)
- Atlanbois (Pays-de-la-Loire)
- Union régionale des communes forestières de Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Edito
Les coûts de la chaleur issue du bois
Un rôle essentiel
L’Ademe, dans le cadre des programmes bois-énergie successifs et notamment le Fonds chaleur, a mis l’accent sur l’accompagnement des projets au travers de missions d’animation confiées à des structures régionales ou départementales. En tant qu’ancien animateur bois-énergie, j’ai pu mesurer le rôle essentiel de l’animation dans le déclenchement et la réussite des projets. Ces missions consacrées au départ à la sensibilisation des maîtres d’ouvrages au travers de visites de réalisations et de réunions d’information ont évolué dans le temps, elles se sont aujourd’hui étendues et permettent d’assurer un accompagnement complet des projets.
Des résultats significatifs
Ces structures d’animation de mieux en mieux réparties sur l’ensemble du territoire national (même si quelques zones ne sont pas couvertes) sont une force pour répondre aux objectifs ambitieux du Grenelle de l’environnement. La centaine d’animateurs étudie plus de 1.000 projets par an et accompagne sur plusieurs années ceux qui présentent une performance énergétique et économique suffisante avec environ 400 chaufferies financées par l’Ademe et ses partenaires chaque année. Les régions qui bénéficient d’une animation efficace depuis de nombreuses années ont pu ainsi développer une filière bois-énergie dynamique, à l’exemple de la Franche-Comté, de la Basse-Normandie ou de Rhône-Alpes.
Une professionnalisation nécessaire
Le métier d’animateur demande des compétences spécifiques approfondies sur le dimensionnement thermique des installations, la mobilisation de la biomasse, l’analyse économique, le respect des réglementations (traitement des fumées, réglementation thermique…). Le réseau des animateurs bois-énergie constitué au sein du CIBE permet d’assurer un partage des pratiques et la mise en place de documents de référence.
Des objectifs ciblés
Le secteur géographique de l’animateur est souvent large avec parfois plus de cinq départements à couvrir mais son temps est limité, d’où la nécessité de prioriser ses actions et de toucher les cibles les plus pertinentes du Fonds chaleur, à savoir les réseaux de chaleur urbains, le logement collectif, les hôpitaux, cliniques et maisons de retraites et les piscines pour le secteur collectif / tertiaire ainsi que les sites industriels, notamment ceux soumis au système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE) : les secteurs de l’agroalimentaire, du papier / carton, du bois et de la chimie sont fortement concernés.
Le métier d'animateur biomasse énergie a encore de beaux jours devant lui pour relever les défis du Grenelle. Je souhaite donc bon courage à l'ensemble des animateurs et j'espère que le réseau va continuer à s'agrandir pour couvrir les territoires encore peu pourvus.
Sylvain BORDEBEURE
Coordinateur biomasse énergie / Service bioressources de l’Ademe