2e trimestre : quasi stable dans le feuillu, la conjoncture s’améliore pour le résineux

Le 17 septembre 2018

La dernière analyse publiée fin août par le Centre d’études de l’économie du bois (CEEB) montre que la forte demande dans l’emballage au 2e trimestre a permis aux exploitations-scieries de résineux de bénéficier d’une conjoncture plus favorable. Côté feuillus, le chiffre d’affaires du marché français s’est stabilisé après plusieurs trimestres positifs. Pour tous, la problématique des approvisionnements demeure la préoccupation centrale des chefs d’entreprises.

Le Centre d’études de l’économie du bois (CEEB) a publié fin août son baromètre de conjoncture de l’exploitation forestière et du sciage consacré au niveau d’activité dans les entreprises au cours du deuxième trimestre 2018. Pour les exploitations-scieries à dominante feuillus, l’analyse du CEEB montre qu’au global, la période a été marquée par une baisse du chiffre d’affaires dans un contexte où le prix unitaire du chêne a fortement progressé, ce qui n’a pas été le cas du hêtre.

“Cette baisse est principalement la résultante de difficultés d’approvisionnement pour de nombreuses scieries”, précise le CEEB. Dans le détail, l’étude souligne que le chiffre d’affaires de ce secteur sur le marché français s’est stabilisé sur la période observée après plusieurs trimestres positifs. “L’offre couvre à peine la demande”, explique le CEEB.

À l’exportation, l’analyse révèle que le marché export s’est un peu essoufflé au deuxième trimestre pour les exploitations-scieries à dominante feuillus. “L’euro s’est redressé, le transport aussi, dans un contexte de léger ralentissement de la croissance en Chine”, souligne le CEEB.

D’une manière générale, la question de l’approvisionnement constitue la principale source de préoccupations des professionnels du feuillu. Pour les exploitations-scieries à dominante résineux, les entreprises ont bénéficié d’une conjoncture plus favorable au deuxième trimestre, tirée par une demande plus forte, notamment dans les bois d’emballage. Le chiffre d’affaires global du secteur a progressé (lire le zoom).

En France, le CEEB précise que “la meilleure tenue de la conjoncture française a eu des effets positifs sur l’activité des scieries dont l’activité s’est améliorée”. À l’international, le marché export est resté très dynamique, en particulier sur l’Europe et les Etats-Unis, comme le souligne le CEEB qui ajoute que “les scieurs français ont été chercher de la croissance à l’export” sur la période observée. Comme pour les professionnels du feuillu, la question des approvisionnements reste elle aussi la principale préoccupation des scieurs résineux tout comme la visibilité sur les prix. 

Le chiffre : 61%

Dans son analyse, le CEEB estime que l’orientation des prix d’achat des bois feuillus a été de 61%supérieure à la normale au cours du 2e trimestre 2018 : “Le prix d’achat continue de progresser fortement en chêne dans toutes les qualités, traduisant une offre très insuffisante pour satisfaire les besoins des industriels”. Des prix d’achat jugés aussi 57%supérieurs à la normale dans le résineux, avec un marché influencé notamment par des chablis dans plusieurs pays européens. L’étude du CEEB souligne par ailleurs des tensions fortes dans certaines régions, en particulier en Aquitaine.